vendredi 2 juillet 2010

Welcome to the jungle n°29

Bonjour à tous! Mais où est Chuck Norris? Il a dû certainement quitter les marchés tellement la chute est forte et nous arrivons à un point sensible: un support. En tout cas, c'est le cas du CAC40.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de petite analyse technique mais aujourd'hui elle est assez intéressante. Le CAC40 a fait une chute assez importante ces derniers jours. Ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui on rebondit sur le support comme vous allez le voir sur le graphe.

Le support se situe autours des 3300 points mais surtout on voit que la Stochastique est en position "survendue". La stochastique est un indicateur que j'aime utiliser pour anticiper un peu, il est rapide mais j'aime aussi avoir la confirmation avec le RSI 10 jours (normalement de base c'est 14), cela rend le calcul plus rapide, je pousse parfois jusqu'à 7 jours ce qui le rend plus rapide à donner des indications mais j'y perds le côté confirmation de la stochastique.

Donc la stochastique cet indicateur assez court terme indique que nous sommes en survendu, le RSI est proche des 30 points donc proche du survendu mais là nous sommes dans le court terme. On pourrait penser avec ces deux indicateurs que nous allons avoir une remonter, elle a eu lieu aujourd'hui, c'est timide et pourrait se poursuivre encore lundi voir mardi mais pas plus loin. Qu'est-ce qui me fait dire cela? Le MACD, cet indicateur un peu plus lent montre une tendance un peu plus long terme et les deux lignes viennent de se croiser, c'est un signal de vente. Le CAC40 devrait donc continuer de baisser.

Encore un autre indice baissier encore plus long terme, les moyennes mobiles. Les moyennes mobiles 50 jours et 100 jours sont passées sous celle des 200 jours, cela montre clairement un retournement de tendance long terme.

Alors que penser? On pourrait avoir un petit rebond pour des prises de profits qui se concrétisera par un RSI rebondissant sur le plancher des 30 points (0 à 30 points étant la limite de survente), la stochastique pourrait voir ses courbes se croiser rapidement. La MACD montre clairement la baisse à venir sur le moyen terme et long terme les moyennes mobiles montrent la baisse. Si le support des 3300 points est franchi on se dirigera alors vers le prochain qui est à 2975 points. 

Si le seuil des 3300 est franchi et il y a fort à parier qu'il le sera à cause des mauvaises nouvelles économiques, il faudra shorter car la marché sera fortement baissier. En attendant les marchés pourraient être calmes quelques jours avec un rebond assez logique sur les 3300 points. On peut jouer la baisse du CAC40 avec un produit dérivé (dans ce cas un tracker) qui suit les mouvements du CAC40. Le Lyxor Xbear CAC40 est celui qui a le plus de volume sur le marché parisien et permet donc d'acheter ou vendre facilement. Attention il réagit à l'inverse du CAC, lorsque le CAC40 (ce qu'on appelle le sous-jacent) baisse, le produit monte! De plus il est disponible au SRD. 

Soyez donc à l'affût! Il se pourrait que ces prochains jours soient intéressants du côté des indices!

Pendant ce temps, les mauvais nouvelles économiques font remonter l'euro mais il y a fort à parier que cette remontée soit de courte durée. L'euro va continuer de s'affaiblir et il y a là encore une belle opportunité pour ceux qui sont sur le Forex.

Je reviendrai lundi ou mardi avec une petite chose que je prépare depuis quelques temps déjà et qui devrait vous surprendre! En attendant, c'est le week end, il fait beau, il fait chaud, moi je sors!

Bon week end à tous et à Lundi!! (ou Mardi)

mardi 29 juin 2010

Hommage à Nicolas Hayek

Bonjour à tous, aujourd'hui c'est avec tristesse que j'apprends la mort de Nicolas Hayek, le fondateur du Swatch Group. Ici il n'est point question d'énumérer ses faits d'armes mais plutôt de lui rendre un bien modeste hommage. Le monde de l'horlogerie perd son sauveur et un de ses membres les plus emblématique. Celui qui était arrivé en Suisse sans un sou et qui par le travail avait réussi à créer le plus grand groupe horloger au monde est décédé hier dans ses bureau. Tout un symbole que le lieu de son décès, il était connu pour être un bourreau de travail et considérait que la retraite c'était la mort. C'est à 82 ans que ce grand amateur de cigare nous quitte mais il laisse derrière lui un héritage incroyable.


Etant moi-même un passionné d'horlogerie, c'est tout naturellement que je souhaitait écrire ce modeste hommage pour celui qui a su remettre sur les rails l'industrie horlogère dans les années 80. ce qui me permet  aujourd'hui d'admirer ces magnifiques objets. Peu de gens s'intéressent à ces garde-temps et ne voient en les montres que des objets luxueux utiles à montrer leur réussite. Je ne suis pas de ceux-là et Nicolas Hayek ne l'était pas non plus. Combien d'entre vous connaissent les montres Omega, une grande partie j'imagine, par contre saviez-vous que cette fameuse marque de Bienne en Suisse faisait partie du Swatch Group? Certainement un peu moins. Le Swatch Group ce sont plus d'une vingtaine de manufactures horlogères dont Breguet, Blancpaint, Longines et bien d'autres mais c'est aussi ETA une compagnie de fabrication de mouvements pour montres mécaniques.

Ce visionnaire qui savait avant tout le monde ce qui allait marcher demain quitte ce monde et a réussi ce qu'Abraham Breguet n'avait pas réussi avant de mourir: réaliser la Marie-Antoinette.

Il aimait à dire qu'il se reposerait une fois mort, reposez en paix Monsieur Hayek, vous laissez derrière vous un héritage incroyable et nul doute que vos estocades médiatiques, votre franc parler ainsi que votre fabuleuse réussite resteront dans les livres d'histoire.

                                                    Nicolas Hayek et la Marie Antoinette

jeudi 24 juin 2010

Welcome to the jungle n°28

Bonjour à tous. Je souhaiterais aujourd'hui me servir de mon blog pour répondre à l'un de mes anciens profs du temps où j'étais étudiant. Récemment, ce professeur a publié dans le journal Le Monde un article que vous pourrez trouver ici. L'article possède un titre pour le moins aguicheur pour quelqu'un qui, comme moi, estime que la dette des états keynesiens est le fléau de ce début de siècle. Mon ancien professeur, qui fut gérant, semble oublier qu'il enseigne la gestion de portefeuille et donc les mécanismes de marché. 

Alors pourquoi cette photo d'Obi Wan Kenobi? Le parallèle entre Star Wars (dont je suis un fan absolu) est assez simple et les fans comprendront. Keynes, dans son livre "la Théorie Générale" assure que les états doivent intervenir dans l'économie lors de crises, l'impatience, l'arrogance, la colère, la jalousie, l'utopie... Les économistes comme Krugman, si chers à mon professeur, tirent les ficelles et appliquent à la lettre les principes Keynesiens: "continuons d'endetter l'état, cela n'a finalement pas d'importance, In the long run we all die comme disait Keynes". Mais se sont-ils demandé d'où venait cet argent? Ces économistes n'ont aucune patience, aucune lucidité, ils vouent une haine farouche à ceux qui pensent qu'il faut laisser faire les choses, ils sont le côté obscur. Combien de fois j'ai vu la colère envahir quelques personnes socialistes et convaincus de leur fait lors de conversation toutes simples sur l'actualité? A tous les coups. Oui ce sont bien les représentants du coté obscur, ceux qui ne pensent qu'à se sauver eux-mêmes et ont le mépris d'autrui ne rêvant que de lui imposer règles et lois et au final de lui priver de sa liberté. 

Parce que la patience, le respect des autres, la sagesse font partie des attributs de ceux qui, à l'inverse des keynesiens, pensent que les individus ont le pouvoir de gérer leur vie. La liberté est une notion qui m'est chère, elle fait partie de mes principes de vie, depuis que j'ai pris conscience des valeurs qui lui sont associées je me sens plus en paix avec moi-même, je suis individualiste et non égoïste. Hayek résuma parfaitement cette différence dans son ouvrage La Route de la Servitude: "L’individualisme prôné ici est la reconnaissance de l'unicité de tout homme - qui ne signifie pas égoïsme (egotism or selfishness), il va de pair avec la liberté économique qui permet un accroissement aussi bien des richesses que du progrès scientifique, si bien que le laissez-faire permet une augmentation du niveau de vie sans pareil.". 

Cher professeur, je ne tiens pas à vous manquer de respect en rédigeant ce billet, je cherche simplement à exprimer une différence de point de vue et j'espère que vous ne prendrez pas mal cette initiative. 
Partout dans les médias c'est le même discours : les Etats doivent impérativement se serrer la ceinture. A les écouter, il n'y a pas d'autres alternatives : il faut à tout prix rembourser les dettes, sans quoi, les marchés sans pitié se chargeront de nous ruiner. C'est une erreur majeure.
C'est donc par ces mots que vous débutez votre article. L'État français aurait-il l'intention de se serrer la ceinture? Aux dernières nouvelles, l'État souhaite simplement pratiquer le status quo  en terme de dépenses et par le retour de la croissance (hypothétique) ramener le déficit dans les critères de Maastricht. Bien sûr en dehors de la France des pays comme le Royaume-Unis vont baisser drastiquement les budgets (25% au Royaume-Unis) et semblent penser que oui, il faut à tout prix rembourser la dette. Je vous engage à discuter avec des Argentins qui se feront une joie de vous expliquer que même encore aujourd'hui, ils ressentent encore les effets de la faillite de leur état et cela date de 2001. La dette doit être remboursée car elle est financée par l'épargne, beaucoup de produits financiers proposés dans les banques de détail contiennent de la dette française et grecque notamment. Si l'État français ne rembourse pas ses dettes, il y a fort à penser que bon nombre de français se retrouveront dans une situation peu enviable. Selon vous les marchés sont sans pitié, ceci est une rhétorique typique des Keynesiens qui ne parviennent pas à comprendre les tenants et aboutissants du marché libre. Keynes lui-même n'était pas avare de termes plutôt crus pour qualifier ce qu'il ne comprenait pas, l'expression "instinct animal" pour parler de l'envie de l'homme de prendre des risques continue de me choquer encore aujourd'hui. Le marché, c'est vous, c'est moi, tout le monde, le monde entier serait-il sans pitié à votre avis? Des institutions, d'autres états, des particuliers ont fait confiance à la France et vous souhaiteriez que ceux-ci ne sanctionnent pas ce pays en faisant défaut? Ceci me semble tout à fait saint de sanctionner justement un État qui rompt un contrat, car une dette est un contrat cher professeur, en l'échange de devises, l'État s'engage à rembourser le capital et les intérêts.

Ces politiques de rigueur et d'abdication face aux marchés nous conduiront droit à la ruine. Pour le comprendre, il faut revenir à l'origine de nos problèmes. Oui, la crise est due à un endettement excessif des économies occidentales. Mais les Etats n'en sont pas les principaux responsables. Dans la plupart des pays, c'est l'endettement des banques et des ménages qui nous a mené au bord du gouffre. L'intervention salutaire des pouvoirs publics a alors permis d'éviter le retour de la Grande Dépression. Le système bancaire a été sauvé in extremis et les plans de relance ont empêché l'économie de s'effondrer sur elle-même. Evidemment, ces actions ont provoqué une explosion de nos déficits publics. Il fallait casser la spirale déflationniste qui menaçait. Banquiers et ménages ont ainsi passé la "patate chaude" de la dette aux pouvoirs publics.
Les État souhaiteraient pouvoir manipuler les marchés, les faire abdiquer devant leur grande puissance. Quelle arrogance! Comment une poignées d'hommes et de femmes assoiffés de pouvoir et de gloire futile, dont le seul rôle est de donner l'illusion à des millions de personnes qu'ils sont capables de gérer la situation, pourraient donner des leçons aux marchés qui ne sont que l'expression instantanée de la volonté des individus? Selon vous les États ne sont pas responsables, et les fautifs sont les banques et les ménages? N'est-ce pas la faute de cette économie Keynesienne plutôt? L'accumulation des dettes est due à cette volonté du tout et tout de suite, de cette nécessité de consommer quel qu'en soit le prix. La patience n'a jamais été une vertu des keynesiens, il leur faut calculer le futur pour l'anticiper aujourd'hui. Que l'on me nomme l'homme politique qui n'aurais jamais prononcé cette formule "avec le retour de la croissance...". Cela fait 35 ans que la croissance française est molle et quasi inexistante. A qui la faute? les ménages à qui l'on prend sans leur avis jusqu'à 70% de leur salaire en taxes, impôts et cotisations sociales (je peux le prouver si vous le désirez)? Les ménages obligés de s'endetter sur des décennies pour s'offrir un toit parce que l'État soit-disant bienveillant ne fait que multiplier les lois sur l'immobilier et donc bride le marché pour maintenir les prix le plus haut possible. 

Les banques se sont endettées, qu'elles en paient le prix. Les États et les contribuables n'avaient pas à leur prêter de l'argent afin qu'elles puissent survivre. Nous sommes nombreux à penser que la crise se serait réglée en trois ans si les États n'étaient pas intervenus, au lieu de cela, ils ont dépensé des sommes folles pour des effets inexistants (où est la croissance, la fin de l'augmentation du chômage?). Au lieu de cela, la crise va durer car nous repartons sur des bases souillées. De toute façon, la faute n'est pas exclusive aux banques. Les causes de cette crises sont bien plus complexes et vous ne m'en voudrez pas de les résumer rapidement. Après l'éclatement de la bulle internet, la FED décide de ramener ses taux à 1% et ne les remonte pas assez vite, dans le même temps l'administration Bush veut une Amérique de propriétaires et pousse des établissements comme Freddie Mac et Mae à donner des crédits (à taux flottant je précise donc sujets à monter) à des personnes qui ne rentrent pas dans les critères normaux d'obtention de crédit. Tout le monde savait qu'à la remontée des taux ces personnes ne pourraient plus payer leurs crédits. Tous pensaient qu'ils saisiraient alors les biens et les revendraient plus cher et donc en tireraient profit. Pour se protéger, ils ont créé les subprimes, ces produits estampillés sans risques par les agences de notations car ils contenaient que peu de ces crédits pourris et beaucoup de dettes saines. L'immobilier s'est effondré, les taux très élevés ont précipité les gens dans la rue car ils ne pouvaient plus payer leurs échéances, les banques se retrouvaient avec des biens invendables sur les bras et donc des dettes non remboursées. L'État est le premier responsable de ce chaos de part ses décisions ridicules tout en sachant ce qui pouvait arriver et a attisé l'envie de profit des établissements bancaires sans scrupules. Ces erreurs auraient dû se payer cash, les banques auraient dû faire faillite, les banques ont pris des risques, elles ont perdu et auraient dû assumer leurs pertes. Au lieu de cela, elles ont fait appel à l'État qui a alors accepter de mutualiser les pertes et là encore l'État fait une monumentale erreur. Même si ces aides sont sous forme de prêt, les états ont dû s'endetter pour sauver les banques, lorsque les banques ont remboursé cet argent, il n'a pas servi à rembourser la dette occasionnée, il a servi à tout autre chose (et là aucune idée). L'État a poussé des banques à s'endetter, les ménages à s'endetter au-delà du raisonnable, les ménages croyant les hommes politiques, les banques étant certaines de l'appui des États, elles se sont retourné par la suite vers leurs protecteurs. Pour les Keynesien,s pas de crédit, pas de consommation, pas de croissance, quelle erreur... 

Comment en est-on arrivé là ? La responsabilité est à chercher du côté des politiques de libéralisation instaurées sur l'ensemble de la planète depuis les années 1970. Selon leurs partisans, personne mieux que les marchés, ne pouvait orienter les choix des agents économiques. Il convenait donc d'ôter toute entrave susceptible de les réguler, en particulier les contrôles et autres règles prudentielles instaurées après la crise de 1929. Cette dérégulation a permis l'accumulation de risques délirants dans le système financier. Un deuxième élément est à chercher du coté de la libéralisation des échanges. Chine, Japon et Allemagne ont engrangé des excédents sur le reste du monde et les ont recyclés vers les pays déficitaires, finançant ces derniers et favorisant ainsi leur endettement excessif. Enfin, la libre circulation des capitaux a provoqué un phénomène de dumping fiscal en faveur des entreprises et des plus riches. A partir des années 1980, la répartition de la richesse s'est faite au profit des détenteurs de capitaux et des fractions les plus aisées de la population. Chômage et augmentation des inégalités ont poussé les classes moyennes à s'endetter de plus en plus, tout en réduisant les recettes de nos systèmes de protection sociale. Ces éléments expliquent l'accroissement massif de la dette dans nos pays.
Dans ce paragraphe, certains lecteurs peu avisés pourraient croire que durant les années 70 on a laissé les marchés sans règles, sans États ni maîtres pour les brider les diriger, c'est bien entendu complètement faux, il existe des règles, des lois au sein même de l'Europe, BâleII et MiFID devraient vous être familier, MiFID est une directive cadre de l'Union Européenne, donc non, les établissements bancaires et les marchés financier ne sont pas livrés à eux-même et je précise tout de même que nous sommes loin de la perfection en matière de règles bancaires, cela dit elles pourraient être le fruits de négociations en-dehors de la sphère étatique.

Ceci étant dit, attaquons-nous maintenant à votre idée de la répartition des richesses. C'est une approche presque collectiviste de la chose si je puis me permettre cher professeur. Pour vous seuls les plus riches, les détenteurs du capital (quel mot vulgaire n'est-ce pas?) se sont enrichis sur le dos des plus pauvres. Quelle vision manichéenne que la vôtre, car si les riches se sont enrichis, les pauvres aussi, comparez le début du XXème siècle et le début de celui-ci et vous comprendrez très rapidement. Une grande partie de la population française peut se payer un abonnement internet, téléphonie mobile, une télévision et est logée. Bien sûr il y a encore de la pauvreté mais d'où vient-elle? J'imagine, par vos propos, que cette misère provient de l'exploitation des pauvres par les riches. Personnellement je vois cela autrement. Dans ce pays qu'est la France, l'État prend 53% des richesses produites et toutes ces richesses ne produisent rien, c'est de l'argent brulé. Laissez cela aux populations, ils en feront certainement une bien meilleure utilisation que les hordes de fonctionnaires obnubilés par leurs "acquis sociaux" et qui, à la moindre tentative de les restreindre, prennent les français en otages (SNCF, écoles, poste, etc...) ou que les politiques qui ne cessent de voter en leur encontre toujours plus d'avantages et utilisent l'État à des fins personnelles (les exemples sont nombreux depuis 30 ans).

Le chômage et les augmentations des inégalités, en ce qui concerne le chômage, je vous laisse consulter les vidéos du professeur Serge Schweitzer qui le fera bien mieux que moi:
Les inégalités, le mot est lâché, ce mot que nous voyons partout, ce mot qui exprime la jalousie de tant de personnes qui ne souhaitent que s'accaparer les richesses de ceux qui les ont produites. L'égalité, voilà une idée bafouée par les innombrables socialistes, keynesiens, marxistes, cette idée que nous devrions tous être égaux devant le droit s'est transformée en égalité en tous points. Je me permets de vous rappeler le premier article de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen: "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune". Les inégalités sont inéluctables, fruits de la nature elle-même. En biologie on vous apprend que la biodiversité c'est bien, que les inégalités engendrent le mouvement et le développement de nouvelles espèces ou encore d'évolutions génétiques pour palier à ces inégalités. Ne pourrait-on pas penser que les individus pourraient développer librement les éléments qui leur permettraient de palier à ces inégalités? L'État dans sa grande mansuétude a souhaité trouver les éléments de réponse lui-même, mais comment adapter les réponses lorsque chacun d'entre nous aurait sa propre réponse à son cas précis selon ses propres attentes? Le consensus mou venait d'être créé. Car c'est en cherchant des solutions au bienêtre que vient le progrès cher professeur, les innovations sont le fruit des volontés des individus pour améliorer leur quotidien. Le propre de l'homme est de se servir de ses différences pour avancer, certains ne souhaitent pas s'en servir et en souffre, d'autre prennent le risque et ont la volonté d'évoluer. L'État a voulu aller à contre sens des règles naturelles en souhaitant créer un paradis artificiel sous perfusion et a rendu une grande partie de ses sujets accrocs à ses interventions si bien qu'ils ne sauraient vivre sans. Les accrocs ont toujours besoin de davantage de services publics, d'aides et autres allocations qu'on leur donne en échange de rien, les politiques en bons dealers leur promettent toujours plus pour rester leur dealer jusqu'au jour de l'overdose de dette, ce jour approche comme un mur inébranlable. la France est devenu un pays au sein duquel les droits se multiplient et les devoirs s'envolent un à un. Lafayette, rédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, s'en retournerait dans sa tombe, les droits sont issus de la loi et non l'inverse, c'est une des raisons de la faillite de l'Europe.

Ce constat posé, que faire pour sortir de l'impasse dans laquelle nous ont conduit trente années de dérégulation ? Vouloir y répondre par la rigueur est un contresens économique dramatique. Si tous les Européens suivent l'exemple de l'Allemagne, c'est le remake de 1929 assuré. La rigueur provoquera une chute de la consommation et la déflation suivra. La dette sera encore plus lourde à supporter et nous ne pourrons éviter des conflits commerciaux entre pays. Nous avons la connaissance, le devoir et les moyens d'éviter les erreurs de nos aînés. Le soutien à l'économie est indispensable, tant que la croissance n'aura pas repris de manière plus vigoureuse. A cet égard, l'attitude de l'Allemagne est cruciale. Nos amis allemands ne peuvent plus se contenter de faire reposer leur prospérité sur la consommation de leurs voisins. Ils doivent assumer leur rôle de première puissance de la zone Euro, en étant un élément moteur de cette relance.
Si nous en sommes arrivés là cher professeur, c'est bien parce que la rigueur n'est pas intervenue avant, c'est bien parce qu'il fallait toujours davantage pour entretenir un système social à la base voué à l'échec. Par exemple, les systèmes de retraite par répartition ne sont ni plus ni moins que des systèmes Ponzi ou Madoff, comme vous voulez. Le contresens économique serait de faire comme vous le préconiser cher professeur. Alléger les dépenses permettra aux ménages de maintenir leur train de vie, aux entreprises d'investir et de créer davantage de richesses, laissez à ceux qui produisent le fruit de leur labeur et écartez de votre chemin ceux qui ne souhaitent que vivre qu'au travers de la coercition. Alan Greenspan dont la science économique est immense (même s'il ne l'a pas utilisé suffisamment lors de son passage à la FED) dit ceci, qui est strictement le contraire de votre point de vue et sans vous faire offense je me range à ses côtés:
« Je crois que les craintes de ce qu’une contraction budgétaire induise une nouvelle baisse de l’activité économique ne sont pas fondées. La tendance actuelle des dépenses est si pressante qu’il est hautement improbable qu’aucune restriction budgétaire politiquement réalisable déchaîne les forces déflationnistes. Je ne crois pas que nos législateurs ou d’autres soient conscients du degré de dégradation de nos freins fiscaux. Si nous contenions le montant de l’émission de titres du Trésor, les pressions sur les marchés de capitaux privés se relâcheraient. »

Nos amis Allemands ont basé leur économie sur une idée de stabilité et  de liberté (l'idée de rigueur étant partiellement fausse: article du Temps). Ces idées qui ont fait le succès de l'Allemagne rendent jaloux les autres pays qui aimeraient bien s'accaparer une partie des richesses produites par nos partenaires allemands. Les allemands se battent pour une certaine rigueur budgétaire car ils ne savent que trop bien ce que la crise des années 20 leur a coûté, une inflation galopante qui a semé le graines de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. par la suite, la liberté des prix décrétée très rapidement par Ludwig Erhard alors ministre (et futur chancelier) fit tomber le taux d'inflation à un niveau inférieur à celui de la France d'après guerre. Plus tard un chancelier socialiste disait "les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les investissements de demain les emplois d’après-demain". Combien de socialistes ou hommes de droite français oseraient lâcher une telle bombe aujourd'hui? Aucun certainement. Quand à ce que vous prenez comme de l'exploitation des richesses de ces partenaires par leurs exportations, c'est aussi un non-sens pour celui qui sait ce que cela a coûté au citoyens allemands. Après le choc pétrolier de 1973, les allemands ont pris les décisions qui s'imposaient: hausse de la productivité, baisse des coûts de production, baisse des aides publiques et donc du poids de l'État dans l'économie. Avec cette recette ils sont devenus les champions mondiaux des exportations et ce malgré le coût de la réunification de 1300 milliards d'euros, c'est-à-dire l'équivalent de la dette de notre État français. Qu'avons-nous fait pendant ce temps? Nous avons été laxistes, nous avons joué à la cigale (je vous soumets un de mes articles sur la Grèce à propos de La Cigale et La Fourmi: ici) durant les 30 dernières années: dépenses étatiques, hausse des cotisations sociales, hausse des impôts, hausse des taxes, baisse du temps de travail, etc...

Mais comment sortir du piège de la dette ? Puisque s'attaquer aux dépenses risque de faire resurgir le spectre de la déflation, les seules options restantes sont l'augmentation ciblée des recettes fiscales et la croissance nominale du PIB, en partie grâce à l'inflation. est inévitable. Des mesures obligeant les banques et assurances à prêter aux gouvernements à des taux réglementés doivent être envisagées, comme cela a été fait après-guerre dans de nombreux pays. La Banque centrale européenne doit suivre l'exemple de la Banque centrale américaine (Fed), et poursuivre la monétisation de la dette en la rachetant directement sur les marchés.

Pour avoir des recettes fiscales, il faut de la croissance et on ne peut pas dire qu'avec les politiques keynesiennes menées en France depuis 30 ans nous ayons eu des croissances annuelle faramineuses. Le retour de la croissance, Chirac en avait fait son fond de commerce durant toute sa carrière politiquesc'est amusant car elle n'est jamais revenu et pour cause... L'État bride son retour. Des mesures obligeant les banques à prêter à des taux réglementés? Le retour de bâton sera simple, les banques n'achèteront plus de ces dettes. Elles estimeront que le risque pris est trop grand par rapport aux gains éventuels et cela posera d'encore plus grands problèmes à ces mêmes états. Car c'est comme si les États souhaitaient obliger les particuliers à acheter de leur dette à un tarif fixe et taxable (bien entendu). Les banques étrangères non soumises à ce système ne prêteront plus et l'État français s'effondrera au bout de quelques semaines sous son propre poids.

La monétisation de la dette, comment pouvez-vous prôner cette solution? C'est ouvrir la boîte de Pandore, cela veut dire inflation galopante qui viendra s'ajouter à la chute de l'Euro (voulue). Les États se sentiront capables de tout en toute liberté car de toute façon leurs dettes seront payées par la planche à billet. Nos dirigeants viennent de mettre 750 milliards sur la table en guise de fond d'urgence sans réellement les dépenser et regardez l'effet que cela a sur l'Euro, ils l'ont sciemment dévalué! Rajouter votre initiative par dessus et ce sera la catastrophe, l'Euro ne vaudra plus rien.
D'aucuns qualifieront ces politiques de défaut déguisé. Ils n'ont pas forcément tort. Mais cela ne fera que contrebalancer l'accumulation des richesses qui s'est effectuée depuis plusieurs décennies en faveur du capital et des plus hauts revenus. Cela favorisera une plus grande cohésion au sein de nos sociétés, et c'est le seul moyen de sortir les économies occidentales de l'ornière de la dette.
taxer les hauts revenus car ils ont mieux fait que les autres? Quelle utopie que voilà cher professeur. Le nombre d'imposables à l'ISF s'est amoindri, il y en a un peu plus de 6500 de moins que l'année dernière, ils partent là où le prés est plus vert, c'est à dire un peu partout sauf en France, c'est enfer fiscal au système social que le monde entier nous envie sans pour autant jamais le copier. Le bouclier fiscal n'a fait revenir personne, même pas Johnny, car il n'est pas inscrit dans la constitution et les partis de gauche se sont fait un point d'honneur à le supprimer. Cette instabilité fiscale n'incite pas à l'investissement, ces prélèvements bien trop élevés ne font que freiner la croissance.

En guise de conclusion cher professeur, comme vous l'avez compris je suis en total désaccord avec les actions que vous prônez et il me tenait à cœur d'écrire un billet pour exprimer cet opinion. Cependant, vos idées sont les vôtres et ont le mérite d'exister, comme le disait Voltaire "Je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je suis à mourir pour que vous puissiez les exprimer". Cette phrase vous semblera certainement forte, pourtant je la pense sincèrement, la tolérance fait partie des fondements de la doctrine libérale et donc de ma philosophie de vie. J'espère avoir une réaction de votre part concernant cette réponse que j'espère vous aurez trouvée instructive à défaut d'en partager les opinions.


Je souhaiterais terminer ce billet avec une citation de William Shakespeare:
"Pauvres gens ceux qui n’ont pas de patience ! Quelle blessure s’est jamais guérie autrement que par degrés ?"

lundi 31 mai 2010

Welcome to the jungle n°27



Aujourd'hui une vidéo, en anglais, qui explique certaines dérives de l'état américain que l'on peut aussi retrouver, pour certaines, en Europe. Il faut bien comprendre que si vous vous ne vous couvrez pas et si les choses tournent mal d'un point de vue économique et géopolitique, je vous souhaite bon courage...
Or et argent ne sont pas des investissements mais des polices d'assurance quand tout va mal. L'immobilier varie avec le temps mais pas les métaux précieux. Dans cette vidéo vous pourrez voir Mr. Faber dont Olivier Crottaz dans son excellent blog parle fréquemment et Mr. Ron Paul, un républicain un peu en dehors du système neo conservateur qui gangrène ce parti.

Dans le documentaire, ils parlent du prix d'un costume en once d'or, j'avais encore mieux! Le prix d'une vache en Egypte antique vaut le même prix aujourd'hui en or! Cela m'avait paru incroyable à l'époque et j'avais vérifié et c'était le cas. Les monnaies d'aujourd'hui ne sont adossées à rien, elles ne sont que du papier et elle retourneront au prix du papier, rien de plus. En revanche, les métaux précieux, de par leur histoire constituent bel et bien la police d'assurance la plus fiable au monde depuis quelques millénaires.

mercredi 26 mai 2010

Welcome to the jungle n°26

Les marchés sont devenus fous, il semblerait que pour les intervenants un jour c'est bien, un jour c'est mal, en gros c'est le yoyo!
Il suffit de regarder un peu le tracé du cac40 pour comprendre. Le tracé devient chaotique, la tendance est à la baisse mais il y a de nombreux gaps tant à la hausse qu'à la baisse. Cela montre deux choses, la première c'est que le nombre d'informations importantes est grand pour avoir des mouvements d'une tel amplitude, le second c'est qu'il y a de nombreuses indécisions.

                                                            (source: boursorama)
Le graphique est journalier.La MACD montre clairement une tendance baissière, nous sommes proches de la ligne de 30 (survendu) en ce qui concerne le RSI et les Stos sont toutes proches de se croiser à la hausse. Pendant ce temps est éloquent. Regardez les amplitudes de beaucoup de journées, ils n'est pas rare d'avoir des plus bas ou des plus haut bien différents des ouvertures et fermetures. Le marché sait qu'il doit aller vers le bas mais la question est "de combien?"

Le graphique hebdomadaire montre tout autre chose: une baisse qui va se poursuivre
                                                           (source: boursorama)
On tatonne comme le montrent les trois derniers chandeliers, les écarts entre les plus haut, les plus bas et les ouvertures et clôtures est important. Ce qui est intéressant c'est que le RSI n'a pas atteint le point de survente (<30) et la MACD est bien séparée et n'est pas prête de se recroiser. Seule la Stochastique pourrait émettre une petite lueur d'espoir mais c'est un indicateur rapide qui fluctue rapidement et indique des tendance courtes. Si cet indicateur voit ses deux lignes se croiser, alors il y aura peut-être une petite hausse suivie, à mon avis, d'une baisse.

Vous l'aurez compris, les marchés sont en baisse et sont partis pour le rester. Il est vrai que sur un graphique cela est un peu tiré par les cheveux par les temps qui courent mais il y a un autre argument pour venir étayer mon hypothèse. L'euro s'effondre et les pays en voie de défaut les fameux PVD commencent à venir frapper à la porte de l'Europe et du FMI: Espagne notamment. L'Italie prend des mesurettes qui vont sauver quelques milliards mais ne règleront rien au problème. Autre problème l'Italie n'est pas incluse dans le plan européen de sauvetage, si par d'aventure elle venait à quémander des deniers, nul doute que les européens seraient dans une panade des plus compliquées à régler.

Pendant ce temps, en France, joyeux pays du citoyen festif, on parle retraites. Il est vrai que la retraite et tout le social en général est un point sensible. D'ailleurs les syndicats ne s'y trompent pas et appèlent à la grève générale (un peu comme d'habitude) afin que rien ne change et que l'on continue à suivre la route toute tracée  du délire des fonctionnaires français: toujours plus de moyens avec toujours plus de taxes. Il y a également une autre chose qui est choquante, le parti socialiste et Madame Aubry (la tartine lilloise) nous ont pondu (terme employé de façon raisonnée) un texte au sein duquel il serait bon de taxer les riches.


D'ailleurs la notion de riche est assez différente entre les élus de l'assemblée: "je ne sais pas", "à partir de 8000 ou 10000 euros" et la boulette du jour d'Hervé Mariton: "je suis député, je gagne 5000 euros par mois, je ne me considère pas comme riche, c'est le salaire d'un cadre moyen". Cette petite phrase dite sans penser (et c'est important car elle démontre le naturel de la chose) prouve que nos politiques sont complètement à côté de la plaque. Un cadre moyen qui gagne 5000 euros nets par mois c'est un super cadre moyen français. Donc le riche, que notre ami Hollande n'aime pas (et donc ne s'aime pas lui.même), vont être encore taxés sir la gauche est au pouvoir. Ceci dit, il ne reste plus beaucoup de riches en France grâce au nivellement par le bas expérimenté depuis quelques décennies par nos dirigeants.

Un magnifique exemple de nivellement par le bas, récemment notre ministre de l'écologie, Monsieur Borloo, annonçait fièrement que le parc automobile français était le moins polluant du monde grâce aux bonus-malus écologique. Etant donné que bon nombre de personnes en ont marre de taxer, elles ont pris des petites voitures au lieu de voiture plus grande et consommant davantage. Le problème, c'est que ces petites voitures sont à utiliser principalement en ville, en dehors elles sont moins sécurisantes. Allez faire deux heures d'autoroute avec une SMART, vous comprendrez... Bref on nivelle par le bas, il faut que tout le monde roule dans des petites voiture qu'il le veuille ou non.

Le projet des retraites c'est pareil, sauf pour la SNCF bien sûr puisque il est déjà acquis que le projet ne touchera pas nos amis les feignasses/spécialistes en théologie de la grève/les emmerdeurs (cochez les notions inutiles si besoin) de la SNCF. Il ne faudrait surtout pas que nos amis fonctionnaires et autres types de postes étatiques viennent à avoir des retraites alignées sur le privé. merci à h16 d'avoir trouvé la news. 

Donc comme vous le voyez, les retraites vont coûter très cher et ce seront les riches et les employés du privé qui vont payer. Le fonctionnaire et l'élu ne sauraient se rabaisser à cela. Dans beaucoup d'autres pays on gèle les salaires des fonctionnaires, ce qui est normal il ont déjà l'avantage d'être impossibles à licencier mais en France, non, les fonctionnaires sont bien traités tels des bœufs de Kobe que l'on se doit de traiter avec amour afin que leur velléités de faire la grève et donc de bloquer le pays pendant des semaines soit au plus bas. Il ne serait pas bon pour les élections de 2012 de créer une paralysie totale du pays alors pour cela on va taxer ceux qui ne peuvent pas faire la grève (sinon eux se font virer) et ceux qui gagnent correctement leur vie trop.

Il est évident que ceci ne règlera rien au problème, que ce soit l'allongement du temps de travail, la taxation des riches, rien de ceci ne règlera le problème. Les caisses de retraites seront dans le rouge et atteindront des déficits abyssaux dans quelques années. La solution serait de passer progressivement vers un système par capitalisation mais personne n'ose prononcer ce mot. Les français sont résolus à devoir travailler plus pour avoir une pension de retraite équivalente à celle d'aujourd'hui, autrement dit: faible. J'écoutais un micro-trottoir et tous les gens étaient d'accord sur le fait qu'il fallait travailler plus pour toucher sa retraite, pas UN SEUL n'a pensé qu'il serait peut-être mieux de faire soi-même sa retraite, pas un seul, les esprits sont à ce points englués dans le collectivisme français que peu de personnes y pense.

La France, de par ses choix va lentement et surement glisser vers davantage de pauvreté et de précarité, les citoyens aveuglés par les politiques surfant sur les vagues des dépenses et trop habitués à toujours en demander plus se tourneront toujours vers l'état providence mais un jour arrivera où la vanne se fermera car plus personne ne voudra prêter à ce pays surendetté. Lorsque ce jour arrivera, il y a fort à parier que beaucoup de choses changeront et pas par des échanges de bisous.

samedi 22 mai 2010

Welcome to the jungle n°25

Bonjour à tous,après une semaine folle autant pour les marchés que pour moi, je reviens avec une question toute bête: "les déficits, qui est responsable?". Cette question c'est Guy Sorman qui la pose et y répond ici.

Depuis 30 ans le budget voté par le parlement est entaché de dettes. On peut concevoir que les gouvernements aient, dans un premier temps, voulu moderniser les infrastructures publiques ou investir dans des secteurs bien particuliers, pour investir la dette n'est pas entièrement mauvaise. Rapidement les déficits se sont accumulés. Ces dettes ne devaient plus servir à investir mais servaient à maintenir le système social. Aujourd'hui, il est clair que notre système social coûte bien trop cher et est très souvent complètement inefficace. A ce rythme, le déficit de la France pourrait atteindre 100% du PIB dans quelques années. Comme le dit Guy Sorman, 52% de la richesse produite en France est prise par l'état, qui paye ses fonctionnaires, contractuels, entreprises, élus, etc... et redistribue une partie cet argent à des personnes bénéficiaires d'aides sociales, aides en tous genres, associations, etc... L'Etat redistribue vers ce qui lui semble être bon en prenant à tout le monde. Mais ce qui est incroyable c'est que tout cet argent ne suffit pas! le PIB Français c'est un peu plus de 2100 milliards d'euros et l'état en prend plus de 1050 milliards chaque année et malgré ce montant il a besoin d'emprunter plus de 100 milliards cette année, c'est à dire qu'il s'endette à hauteur de 10% de ce qu'il a pris. Il faut savoir que le jour de libéralisation fiscale est aux alentours du 14 juillet, c'est à dire que plus de la moitié de l'année vous travaillez pour l'état et cela ne lui suffit pas. Cette dette que nous avons accumulé au fur et à mesure dans des proportions devenues à peine croyable coûte chaque année l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu, en gros lorsque vous signez le chèque chaque année, vous payez les intérêts de la dette française et c'est tout. 
Bien entendu les gouvernements vous disent que votre argent sert à payer les écoles, les fonctionnaires, les services publics (je n'arrive toujours pas comprendre pourquoi les français les aiment tant) mais au final votre impôt sur le revenu paye les intérêts d'une dette... 

Mais alors, qui est responsable? A mon sens tout le monde, je m'explique. Pendant que les allemands refusent une baisse d'impôts proposée par Madame Merkel car l'Allemagne ne veut pas s'endetter davantage, nos merveilleux fonctionnaires demandent toujours plus de moyens, tout n'est qu'une question d'argents, de moyens et après ils viennent nous dire qu'ils sont de gauche, socialistes voire communistes... enfin bon, passons... A chaque élection depuis trente ans nous assistons à des surenchères en matière sociale: 35 heures, SMIC, nouvelles aides ainsi que tout un tas de choses qui n'ont servi à rien. Prenons l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'état et le niveau de nos têtes blondes n'a cessé de chuter depuis des années. Ce ministère est gangréné par des idéaux, de gauche, mais des idéaux, quels qu'ils soient n'ont RIEN à faire dans l'éducation de nos enfants. Il suffit de voir ceci pour comprendre, les valeurs de la république française ont été changé sur un ouvrage qui se veut d'éducation civique. A l'intérieur tout est orienté à gauche, aucune mention de liberté mais plutôt de solidarité, de vivre ensemble, de festivité, bref le cocktail habituel. Ce qui me choque c'est que cela est fait avec les impôts des français, l'éducation nationale est devenu un paquebot que plus aucun politique ne peut réformer et même diriger, tout est est fait, décidé par les syndicalistes (marxistes, oui certains ont encore le buste de Lénine dans leur bureau!!).

Mais comment avons-nous pu en arriver là? Les politiques, pour se faire élire ont promis toujours plus d'aides, d'argent à certaines catégories de la population afin de les attirer dans les urnes. La surenchère sociale a poussé les politiques à proposer toujours plus que leurs concurrents, les français ont toujours voté pour ceux qui surfaient le plus sur la vague. Mitterrand, Chirac (une fois par coup de bol), Sarkozy se sont tous fait élire parce qu'ils proposaient des programmes qui promettaient toujours plus qu'auparavant, des changements de société, des jours meilleurs et tout cela bien sûr avec un retour hypothétique de la croissance.

Les français sont tous coupables, ont leur a promis de tout pour qu'ils se déresponsabilisent: 
- votre retraite, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. On voit ce qu'il en est aujourd'hui, il faut travailler plus longtemps, cotiser plus pour espérer garder la même pension.
- votre assurance maladie, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. La branche maladie atteint un déficit colossal.
- votre justice, ne vous inquiétez pas nous nous en occupons. C'est une des tâches régalienne de l'état et pourtant c'est le parent pauvre de ce même état. Il est vrai qu'une justice avec peu de moyens est lente, ce qui arrange beaucoup d'élus mais passons.
- votre sécurité, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. la police n'a plus droit de mettre un pied dans certaines banlieues sinon c'est caillassage garantie et parfois coups de feus... L'armée française je n'ai rien à dire dessus, je ne connais pas ce sujet.
- votre argent, ne vous inquiétez pas, nous le gérons. Alors là chapeau! Ils ont jeté l'argent par les fenêtres depuis des décennie, à tel point que même le bien lisse Jean-Pierre Pernaut en parlait dans combien ça coûte!
- votre avenir, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. Il est vrai que les politiques n'ont pas leur ambition basée sur des mandats de quelques années avec la ferme intention de se faire réélire. Finalement après eux, le déluge, pourvu que ça tienne pendant qu'ils s'éclatent au pouvoir.
- L'instruction de vos enfants, ne vous inquiétez pas nous nous en occupons. Oui, ils s'en occupent tellement bien, que le niveau de nos enfants est nul comparé à beaucoup de pays qui dépensent moins que nous. Après tout cela doit être une question de moyens.

La liste pourraient encore s'allonger mais ici n'est pas le propos, je tenais à vous démontrer que petit à petit l'état et ses disciples ont pris le contrôle de plusieurs parties de vos vies. Vous n'êtes plus responsables et c'est bien pour cela que les français en demandent toujours plus, il est bon de ne pas avoir à se soucier du futur et de laisser cela aux politiques. De l'autre côté, les politiques ont vu cela arriver avec grande joie. En effet, ils se proposaient de toujours s'occuper de vos vies avec une motivation toujours plus grande. Leur pouvoir sur vos vies ne cessait de grandir. Si vous pensiez que les politiques étaient des personnages capables d'avoir des ambitions pour leurs pays, vous vous trompez, c'est avant tout leur propres ambitions qu'ils cherchent à assouvir, accéder au pouvoir est toujours grisant.

Vous avez accepté que l'on vous dépossède de certaines de vos libertés car elles étaient difficiles à gérer, les responsabilités qui en découlaient n'étaient pas toujours simples à assumer, les français ont préféré que l'état et donc la communauté s'en charge. Vous avez laissé le soin à d'autres de gérer une partie de vos vies en leur faisant confiance mais vous avez fait confiance à des personnes avides de pouvoir et dont la phrase favorite a toujours été "après moi le déluge". Mais il semblerait que les choses vont changer car toutes promesses électorales qui ont mené vers toujours d'impôts vers ceux qui créent des richesses et toutes ces créances accumulées avec le temps semblent revenir à la tête de l'état comme un boomerang. Ces dernières semaines les français ont commencé (pour une partie d'entre eux seulement et malheureusement) qu'une dette se paie et que lorsqu'on ne l'honore pas cela a des répercutions. Oui pour financer toutes ces promesses et par de là même s'occuper de vous (avec votre consentement) il a fallu que l'état français et donc vous, s'endette énormément. Ce qui risque de vous surprendre c'est que toutes ces responsabilités que vous avez transféré à l'état vont revenir sur vos épaules car ce sera à vous de payer l'addition. Vous pensez bien que ceux que vous avez élus pour s'occuper de vos vies ne seront jamais responsables de leurs erreurs de gestion ou responsable de leurs propres irresponsabilités. C'est aussi là qu'ils sont coupables, dans des fins électorales ils ont toujours fait preuve de démagogie et d'irresponsabilité lorsque vous les preniez pour des personnes intelligentes et responsables. Ils ont joué avec vous et ils ont gagné, beaucoup gagné sur votre dos mais au final vous paierez: augmentations d'impôts, inflation, etc... ils feront tout pour que le système perdure toujours un peu plus jusqu'à la prochaine échéance électorale, vous n'aurez toujours pas le choix entre une gauche promettant de toujours taxer plus les riches (le billet d'h16 est très instructif à ce sujet) et une droite qui continuera à créer toujours plus de taxes infinitésimales, à restreindre vos libertés (HADOPI). 

Devant ce spectacle, vous resterez de marbre et encore et toujours vous voterez pour celui qui vous fera les plus belles promesses celui qui vous promettra de changer vos vies, de construire une nouvelle société de bonheur. Une société prospère avec toujours moins de travail, de responsabilité, une société festive. Ce genre de sociétés collectivistes n'ont pas réussi, elles mènent toujours à la pauvreté pendant que ceux qui s'occupaient des autres festoyaient coûteusement aux frais des autres. Il est toujours plus simple de dépenser un argent qui n'est pas le votre. Les milliards promis par la France dans les 750 milliards promis de l'autre jour, ne vous choquent pas, ils ont même tendance à vous rendre heureux car vous pensez que cela sauvera votre société, vos aides, votre retraite, votre vie, évidemment vous avez tout faux car au final vous paierez cette addition et cela les allemands l'ont bien compris, eux.

Oui, vous êtes responsables de ce qui arrive, vous êtes responsables d'avoir toujours accepté que d'autres vous dépossèdent de votre liberté. La liberté est un bien cher car elle implique la responsabilité, elle implique que vous vous preniez en main afin de diriger vos vies le mieux possible, s'assurer contre les risques de la vie en essayant de  faire de son mieux. Il est bien plus grisant d'en faire moins et de profiter du labeur des autres via des aides, des allocations. je peux déjà affirmer que vous élirez de nouveau un candidat du PS ou de l'UMP aux prochaines présidentielles. Ils vous promettrons des lendemains qui chantent et vous y croirez comme vous y avez toujours cru et comme toujours les choses seront toujours différentes et pires qu'auparavant.

Nous sommes nombreux à vous dire ce genre de choses, nous sommes sorti de ce monde des merveilles et nous avons pris conscience de ces faits et de bien d'autres, la réalité, surtout lorsqu'ils ne sont pas joyeux sont difficiles à regarder en face et à force de détourner vos regards de ces faits (bien têtus) vous verrez leurs retombées vous revenir et changer vos vies vers le pire. La France est de toute façon foutue, rien ne pourra la sauver à moyen ou long terme, j'en viens même à demander une élection de Martine Aubry à la présidence pour accélérer les choses. 

En 1789, un rêve de liberté soufflait sur la France, des hommes et des femmes s'étaient battus pour l'obtenir. Nous avons oublié que dans la devise de la France il y a le mot liberté, malheureusement la société français a suivi le chemin de la facilité en changeant l'égalité en droit en égalitarisme, la fraternité en solidarité forcée. Pourtant pour nous tous la liberté reste un bienfait, une belle idée, une de ces choses pour laquelle beaucoup se sont battus et pourtant vous n'avez jamais hésité à vous en faire voler une partie par d'autres par le biais de joutes politiques. Bastiat disait ceci: « Il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle. », cette phrase ne vous semble-t-elle pas bien adaptée à la France d'aujourd'hui? 

D'un autre côté Mussolini disait "Il existe des libertés, la liberté n'a jamais existé". Partant de ce principe, il les a reprise une à une... La suite vous la connaissez.

La liberté est un bien précieux qui vous appartient, elle est indivisible de vos vies de vos pensées, lorsqu'on vous la retire vous perdez une partie de vous et vous laissez le soin à d'autres de vous imposer leurs règles.

mercredi 12 mai 2010

Welcome to the jungle n°24

Bonjour à tous. Hier soir, en passant devant ma bibliothèque, un livre a attiré mon attention. Ce livre a été écrit par un certain Sun Tzu. Vraisemblablement il serait plutôt un recueil d'articles rassemblés dans un même et unique ouvrage. Cet ouvrage c'est l'art de la guerre. Ce livre qui traite de la stratégie militaire date du Vème siècle avant J.C.. Je me suis replongé dans la lecture de ce livre par pur hasard et dès la première phrase, une chose m'a choqué. J'ai poursuivi ma lecture et très souvent j'ai trouvé des analogies avec ce qui se passe actuellement. L'art de la guerre n'est pas uniquement un manuel de guerre, c'est aussi un manuel pour le business ou la vie en général que je saurai que trop vous encourager à lire. Le texte est court et vous l'aurez lu dans la journée mais le but est de transposer les écrit avec des exemples pris dans votre vie. Lors de la première lecture, il y a de cela quelques années, je pensais aux entreprises, aujourd'hui j'ai pensé aux états. Je ne vais pas reprendre tout le livre ici, le but n'est pas là et cela serait une entreprises bien trop fastidieuse (mais faisable), je vais donc me contenter de reprendre quelques passages.

L'art de la guerre débute par cette phrase: "Sun Tzu dit: La guerre est d'une importance vitale pour l'État."
Il y a 2500 ans, déjà l'état était déjà le cœur du problème, le cœur des discordes. Le reste du paragraphe se poursuis comme ceci:
"C'est le domaine de la vie et de la mort: la conservation ou la perte de l'empire en dépendent; il est impérieux de bien le régler. Ne pas faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c'est faire preuve d'une coupable indifférence pour la conservation ou pour la perte de ce qu'on a de plus cher, et c'est ce qu'on ne doit pas trouver parmi nous."
 Nos gouvernants partent à l'attaque des marchés, ils ont voulu montrer leur force, montrer qu'ils étaient encore au gouvernail du navire et que grâce à eux, celui-ci continuerai  de voguer dans la bonne direction. Les réflexions ont-elles été suffisamment sérieuses? Ou ont-ils fait preuve d'indifférence à l'égard de leurs populations en choisissant de prendre un immense risque monétaire? Beaucoup ont le sentiment que ces décisions majeures sont prises à la hâte, sous la pression, sans la réflexion nécessaire au succès d'une telle entreprise, je partage leur avis.
"Cinq choses principales doivent faire l'objet de nos continuelles méditations et de tous nos soins,..., Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue: la doctrine, le temps, l'espace, le commandement, la discipline."
  Prenons ces cinq choses une par une si vous le voulez bien:
"La doctrine fait naître l'unité de penser; elle nous inspire une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et inébranlables dans les malheurs et dans la mort."
La doctrine pourrait être ici la doctrine économique que nos dirigeants appliquent depuis 30 ans, le Keynesianisme. Dans son ouvrage économique, sorte de bible de la social-démocratie, Keynes indique que lors de crises, les états doivent intervenir et injecter des fonds dans l'économie afin de la soutenir. Cette doctrine économique qui n'a jamais fonctionné mais dont nous voyons le résultat aujourd'hui: dette à tous les étages: communes, région (ou autres appellations), états et maintenant au niveau européen. Partout on vous parle de la dette, qu'elle et immense, que font les dirigeants lorsqu'ils se trouvent face au problème? ils pratiquent la fuite en avant. Mais ils ont une doctrine et s'y tiennent. Continuons.
"Si nous connaissons bien le temps, nous n'ignorerons point ces deux grands principes Yin et Yang par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels les éléments reçoivent leurs différentes modifications; nous saurons le temps de leur union et de leur mutuel concours pour la production du froid, du chaud, de la sérénité ou de l'intempérie de l'air."
Le temps est exactement ce dont les gouvernants ont constamment besoin. N'avez-vous jamais remarqué que le temps est toujours ce qu'ils demandent? "Il faut prendre le temps de la réflexion, du débat". Maîtriser le temps est un art dans lequel nos politiques sont plutôt bon. Par contre au niveau du "timing" dans les réactions ils sont généralement lents à agir, cela pour gagner du temps, toujours plus de temps jusqu'à l'inévitable.
"L'espace n'est pas moins digne de notre attention que le temps; étudions le bien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du loin comme du près, du large et de l'étroit, de ce qui demeure et de ce qui ne fait que passer."
L'espace est une chose que nos gouvernants ont de plus en plus de mal à maîtriser, la mondialisation s'accélérant, leur territoire juridictionnel apparait comme bien exigu face à l'immensité du monde, c'est donc à partir de ce troisième principe que tout commence à basculer.
"J'entends par commandement, l'équité, l'amour pour ceux en particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général; la science des ressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la dignité de général; vertus nécessaires pour l'acquisition desquelles nous ne devons rien négliger: seules elles peuvent nous mettre en état de marcher dignement à la tête des autres."
Le commandement, tellement de chefs, d'élus, de présidents, de directeurs, les plus haut placés ne commandent pas, ils s'adaptent continuellement à l'opinion, ils n'ont pas d'amour pour leur citoyens, ils les méprisent dès qu'un vote ne leur est pas favorable et de toute façon la plupart du temps.Le courage, les politiques courageux ne sont pas ceux qui prennent des décisions, sinon les choses seraient différentes, ils auraient eu le courage de dire il y a bien longtemps que l'état providence à ce rythme là était intenable. La rigueur, si c'est celle qui consiste à laisser filer les comptes publics, alors ils en ont, mais ce n'est pas cette rigueur là dont il est question. La science des ressources, entendez la gestion des finances ici, lamentable. Le commandement est donc de piètre qualité.
"Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline. Posséder l'art de ranger les troupes; n'ignorer aucune des lois de la subordination et les faire observer à la rigueur; être instruit des devoirs particuliers de chacun de nos subalternes; savoir connaître les différents chemins par où on peut arriver à un même terme; ne pas dédaigner d'entrer dans un détail exact de toutes les choses qui peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d'elles en particulier. Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance pratique ne doit point échapper à la sagacité ni aux attentions d'un général."
La discipline, elle n'existe pas, notre président a de plus en plus de mal à contenir l'ambition de certains de ses généraux, les troupes ne savent plus qui suivre. Longtemps Sarkozy a tenu les députés pour des machines à voter, son dédain lui en coûte beaucoup aujourd'hui. Il tente de redevenir le chef  en faisant plus attention à ses subalternes mais le mal est fait, la discipline a quitté les rangs de l'UMP, trop de petits chefs, trop de volontés de se voir président à la place du président.

Dans peu de temps (le temps justement) il ne maitriseront plus aucun de ces cinq points. La doctrine? Ils devront en changer contraints et forcés par les évènements à venir: difficultés à rembourser la dette, services publics trop chers et peu efficaces, etc... Le temps? A force d'en gagner par années, puis par mois, ils finissent aujourd'hui à n'avoir que des jours gagnés afin de prendre les décisions dont aucune population ne veut. Il arrivera un jour où il ne leur restera plus que des heures, des minutes...
"Les connaissances que je viens d'indiquer vous permettront de discerner, parmi les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le plus de doctrine et de vertus; vous connaîtrez les grands généraux qui peuvent se trouver dans les différents royaumes, de sorte que vous pourrez conjecturer assez sûrement quel est celui des deux antagonistes qui doit l'emporter; et si vous devez entrer vous-même en lice, vous pourrez raisonnablement vous flatter de devenir victorieux."
Oui grâce à un texte vieux d'au moins 2500 ans nous pouvons dire que nos dirigeants sont mauvais, n'ont aucune vertus sauf celle qui consiste à mentir, promettre du vent, pour arriver au Graal: le pouvoir. Mais une fois que l'on a le pouvoir, il faut en être digne, est-ce le cas de nos dirigeants? Posez-vous la question.
"Je suppose encore que vous avez mille onces d'argent à distribuer aux troupes chaque jour, et que leur solde est toujours payée à temps avec la plus rigoureuse exactitude. Dans ce cas, vous pouvez aller droit à l'ennemi. L'attaquer et le vaincre seront pour vous une même chose."
L'armée de fonctionnaires qu'il faut pour instruire les populations, l'armée de fonctionnaires pour contrôler et prélever les impôts, etc... C'est cette armée là dont je parle, l'état la traite le mieux possible: retraites en avance, sécurité de l'emploi, salaire qui augmente avec le temps et non le mérite.
"Je le répète: On ne saurait tenir les troupes longtemps en campagne, sans porter un très grand préjudice à l'État et sans donner une atteinte mortelle à sa propre réputation."
Les hordes de fonctionnaires sont au combat depuis des années, les grèves, elles ont un pouvoir ravageur sur la réputation des soldats, non, sur l'état. S'ils sont en grève c'est parce que l'état ne leur donne pas ce qu'ils demandent. Lors de grèves de la SNCF, il n'y a jamais eu d'attaques physiques contre des grévistes, maintenant vous comprenez pourquoi. 
"Sun Tzu dit: Généralement, le commandement du grand nombre est le même que pour le petit nombre, ce n'est qu'une question d'organisation. Contrôler le grand et le petit nombre n'est qu'une seule et même chose, ce n'est qu'une question de formation et de transmission des signaux."
L'organisation de la fonction publique est tellement mauvaise que l'état ne peut même plus contrôler tout ses fonctionnaires, il n'est pas non plus capable de donner un chiffre précis concernant leur nombre (véridique). Par exemple lorsqu'une directive d'un ministre de l'éducation nationale demandait la fin de la méthode globale, la mise en application par les directives internes n'ont jamais supprimé cette méthode, le général n'a pas d'autorité sur les troupes.

Nous pourrions continuer comme cela avec beaucoup de passages du livre mais une chose est certaine, ils ont déjà perdu. Ils ont tout lâché dans la bataille avec l'idée de gagner, livrer 750 milliards d'euros aux marchés ne les a pas calmé, loin de là. Il ne leur resteque peu de cartouches et chacune d'elle est moins puissante que la précédente, contre des marchés peuplés de soldats, entrainés, instruits, disposant de procédures qu'il suivent à la lettre, ils connaissent la topographie et les méandres des marchés. Ils disposent des outils, des moyens, ils ne désirent qu'une seule chose: qu'on leur rendre l'argent qu'ils ont prêté et pour cela ils sont prêts à tout, nos gouvernants n'ont pas le courage politique d'annoncer ce qui s'impose: une diminution extrême du coût de l'état. Les tenants des marchés perdront quelques batailles peut-être mais pas la guerre. Ceux qui pâtiront de cette guerre seront les contribuables, ceux à qui l'on prendra tout: retraites inexistantes, impôts, inflation, taxes. S'ils faisaient ce qui devrait être fait, ce serait un aveu d'échec et leur pouvoir ne serait plus qu'insignifiant. L'oligarchie qui compose le pouvoir se refuse à le perdre et même au sein de cette oligarchie, regardez lorsque l'on essaie de transférer des compétences à une autre juridiction, c'est immédiatement que les généraux se sentent en danger et se plaignent aux médias.

"Quel est celui de nos livres qui ne fait l'éloge de ces grands ministres! L'Histoire leur a-t-elle jamais donné les noms de traîtres à leur patrie, ou de rebelles à leur souverain? Seul le prince éclairé et le digne général peuvent gagner à leur service les esprits les plus pénétrants et accomplir de vastes desseins."

mardi 11 mai 2010

Welcome to the jungle n°23

Bonjour à tous. Hier les marchés ont eu des performances peu communes en Europe, parfois plus de 10%. On pourrait penser que cela est le fait de la décision des pays européens de mettre plus de 750 milliards sur la table en guise de garantie pour l'euro. Mais (oui j'aime bien les mais ces derniers temps) il semblerait que cela n'était en partie qu'un "rebond" en partie technique. Déjà hier en milieu de journée, je regardais l'euro et je le voyais perdre toute l'avance qu'il avait prise jusque là dans la journée. Je trouvais cela étonnant. Les pays européens et leur annonce avait boosté les marchés actions, pourquoi pas l'euro? Ma réponse est venue, une fois n'est pas coutume de Monsieur Crottaz ( billet à lire ici). Tout comme moi, il pense que cette hausse assez incroyable est en partie due à ceux que nos chefs d'états ne portent pas dans leur coeur en ce moment, je veux bien sûr parler des spéculateurs. Vous savez, les spéculateurs, ceux qui achètent un bien à prix modique et qui espère le revendre plus cher pour engranger un profit, tout comme votre boulanger, votre fleuriste (c'est inoffensif un fleuriste et pourtant c'est un méchant spéculateur), votre garagiste, etc...

J'attendais les premiers échanges aujourd'hui pour voir un peu ce qui allait se passer, pour vous dire la vérité je tablais plutôt sur une chute demain mais elle semble en avance et l'eurostoxx perd 2,27% à l'heure où je vous écris. On pourrait penser à une prise de profit, très bien ce pourrait être la cause de cette chute, mais à mon avis elle est d'une autre nature, les marchés sont bear! Il suffit de voir l'euro qui continue sa descente au enfers face au dollar, franc suisse et même face à la livre sterling (et on ne pas dire qu'elle soit au mieux). les millions mis en garantie ne suffisent pas, les investisseurs fuient l'euro et à juste titre.

L'Euro à été une monnaie voulue par le politique pour, dans un sens, associer les européens autour d'une même monnaie, une volonté fort louable mais qui n'émanait pas vraiment d'une nécessité économique. Que d'argent claqué pour une invention qui n'était pas nécessaire à 100%! D'ailleurs on ne sait toujours pas trop comment cet argent va arriver sur la table, à mon avis, il devrait y avoir une partie provenant de dettes contractées sur les marchés et une autre (plus massive) de pure création monétaire. La deuxième option que je viens d'évoquer est plutôt préoccupante. Admettons que ce sont près de 500 millions d'euros qui sont créés d'un coup par la BCE, on peut imaginer que l'inflation reviendra (ce qui arrange les états mais pas vous), les taux directeurs devront remonter afin de contenir l'inflation et cela exclura une partie de la population des prêts. Avec tout cet argent disponible, une bulle devrait se former quelque part (reste à savoir laquelle et là il y a des sous à faire) et elle éclatera! L'immobilier devant le peu de vente verra ses tarifs fondre et ce sera de nouveau la crise. je simplifie, c'est certain mais cela reste un scénario possible.

Hayek l'avait bien dit, ce n'est pas de la crise qu'il faut se méfier, c'est du boom. Le boom met en place la crise qui survient forcément après. Finalement cela rend le jeu économique bien plus simple quand on connait les vrais règles, il suffit d'anticiper légèrement et vous gagner un maximum. Si l'argent de la garantie est grandement créé par la BCE, alors il y aura de l'inflation en zone euro, l'euro baissera et nous aurons beaucoup de mal à acheter les écrans plats de nos amis coréens.Il faut bien comprendre, l'inflation permet aux état d'avoir une dette qui diminue avec le temps mais vous, vous voyez votre pouvoir d'achat s'étioler au fur et à mesure.

Comme je l'avais dit hier, nos dirigeants jouent avec notre argent, nos vies sans que JAMAIS ne soit remis en question leur responsabilité. Il ne vous est jamais donné l'occasion de vous exprimer, de faire barrage ou quoi que ce soit. Que vous le vouliez ou non, vous paierez non seulement pour votre propre dette mais en plus pour celle des autres, c'est ça la solidarité européenne! Dans un sens, ce plan nous fera cuire à petit feu, d'ici là nous avons le temps de nous retourner, d'aller chercher des pâturages plus verdoyants mais pour cela il faut savoir ce qui se prépare, il faut accepter les réalités économiques! Cette dette accumulée devra être payée, il n'est pas certain que les génération comme la mienne ou les prochaines acceptent de payer parce que leur parents n'ont pas su faire les bon choix. Mais éviter de payer cette dette astronomique est possible, il suffit de quitter la France pour un pays au sein duquel la retraite par capitalisation existe. Tient les retraites parlons-en, c'est à la mode! En ce moment est lancée le débat sur les retraites, comment faire pour les payer alors que le trou abyssal qui commence à poindre le bout de son nez semble se diriger vers les... ah oui quand même... 2500 milliards d'euros dans... 30 ans? quand je prendrai ma retraite? ah c'est bête. Vous vous dites comment un système de retraite peut-il tomber dans le rouge? Laissez-moi vous éclairer, c'est rapide. Vous vous rappelez le montage ponzi? L'affaire Maddoff? il payait les dividendes avec l'argent des personnes rentrantes dans son fond d'investissement et bien là c'est pareil avec la retraite par répartition. Lorsqu'elle fut créée la retraite par répartition pouvait fonctionner, quatre personnes travaillaient pour un un retraité, aujourd'hui c'est 1.4 pour 1, autant dire que c'est intenable, d'où le déficit. Il faut toujours des entrants pour payer les sortants, des nouveaux jeunes sur le marché du travail pour payer les vieux qui partent en retraite. En laissant le monopole des retraites à des organismes para-étatique, votre âge de départ ne vous regarde plus. Vous ne décidez ni du montant (qui est de toute façon insignifiant) ni de quand vous partez, vous décidez même pas du montant que vous souhaitez cotiser, vous êtes pieds et points liés à un système qui gère en partie votre vie malgré vous. les enjeux sont tellement grands que parfois ça dérape comme ici.

La retraite par capitalisation vous laisse le choix de tout, de plus elle vous rapporte bien davantage même avec des pourcentages peu élevés. Mais cela vous le connaissez déjà, j'en avais parlé ici. Pour en revenir aux marchés, je pense avoir plus confiance en des milliers voir des millions de cerveaux nourris aux bonus lorsqu'ils ont bien travaillé qu'en une dizaine de chefs d'état irresponsables de leurs décisions en matière économique. En attendant, toujours avec votre argent, ce soir chez les Trichet c'est "soirée planche à billets" avec DJ Inflation et DJ T.A.X. mais aussi un pare-terre de choix. Petits fours et champagne à volonté!

Au moment où je finis mon billet, l'Euro s'effrite encore plus et les bourses européennes perdent plus de 2%...

lundi 10 mai 2010

Welcome to the jungle n°22

Bonjour à tous. Ce matin est merveilleux, l'Europe est sauvée! Nos gouvernants ont trouvé LA solution à tous nos maux, la zone euro n'implosera pas, nous pourrons aider les pays dans l'embarras de la dette. Les bourses montent et reprennent le chemin du vert, c'est grâce  nos dirigeants européens. Onze heures de négociation pour pour débloquer pas loin de 750 milliards d'euros!

Vous l'avez bien compris, je suis ironique. Nos dirigeants ont fait encore une fois preuve d'une totale incapacité à prendre les bonnes raisons. Je ne vais pas entrer dans les détails, certains font cela bien mieux que moi: Loïc Abadie. Les états ne peuvent plus s'endetter indépendamment, qu'à cela ne tienne, endettons-nous ensemble! Mais qu'est-ce qui leur prend? Sont-ils devenus fous? Nos gouvernants restent branchés sur radio Keynes, endettement, boom, crise le fameux EBC.

Il est quand même incroyable de voir ce qui se passe, je suis atterré par tant de démagogie et de mensonges. Keynes disait "au final nous serons allons tous mourir" version keynesienne du "après moi le déluge", c'est exactement ce que les dirigeants sont en train de mettre en application: il faut tenir, il faut gagner du temps. 750 milliards, pour quoi? Quelques mois, un an ou deux maximum? Nulle part il est dit que nos états vont se désendetter, nulle part! Notre premier ministre annonce fièrement qu'ils vont réduire les niches fiscales afin de prendre 5 milliards d'euros sur deux ans, soit 2,5 milliards par an. Quelle merveille quand chaque mois la France emprunte une vingtaine de milliards sur les marchés (source: france trésor). De qui se moque nos dirigeants? De vous, oui oui, de vous. C'est avec votre argent et vos vies qu'ils sont en train de jouer. Car cette dette, ce sera à VOUS de la payer, pas à eux. 

Il suffit de voir la tête de Sarkozy et celle de Merkel pour comprendre... L'un est satisfait, il est persuadé du bien fondé de la solution, cela lui permettra de dire qu'il a sauvé le pays et de nous la jouer Bruce Willis. De l'autre Angela Merkel, qui devra se justifier auprès d'une population bien plus instruite économiquement que la notre et qui perçoit le trou noir dans lequel nous allons. Je vais vous donner un exemple et vous devriez mesurer l'ampleur de l'imbécilité de nos dirigeants. 

Imaginez une famille. Ils ont des revenus de 1000 euros par mois. Depuis des années pour boucler leurs fins de mois ils s'endettent et il arrive un jour où ils s'endettent encore pour payer leurs dettes et survivre. Chacun d'entre nous appellerait cela du sur-endettement et bien c'est exactement ce qui se passe. Mais ici imaginez l'échelon au-dessus. Notre famille est proche du gouffre et en parle à d'autres amis dans le même cas mais qui se porte un tout petit peu mieux. Ils décident de se mettre ensemble pour s'endetter encore plus car individuellement ils n'y arrivent plus, il faut donc se regrouper pour obtenir encore des prêts pour rembourser les autres prêts que les nouveaux prêts n'arrivent plus à couvrir. Vous vous dites que ces gens sont fous n'est-ce- pas? Faisons le avec des chiffres.
famille A, revenus: 1000 euros
dette par mois 1500 euros (fixe)
nouveaux endettements de 500 euros par mois (et qui ne cesse de grandir) avec 5 euros (10%) par mois pour payer cette dette. Cet endettement change chaque mois car il faut couvrir les dettes passées, donc chaque mois il faut emprunter 10% de plus)
dix familles dans le même cas se mettent ensemble pour emprunter 10000 euros d'un coup pour les aider à faire face. 1000 euros par famille avec 10 euros à rembourser par mois.
Vous remarquerez que nulle part ici je parle de réduire les dépenses, nos dirigeants souhaitent, pour des questions électorales, faire perdurer ce système illusoire du toujours plus.

Faites un peu vos calculs et vous comprendrez que c'est intenable, c'est ce que viennent de décider nos dirigeants. Alors pour l'instant c'est de la poudre aux yeux, il n'y a pas d'argent sur les comptes mais il faut bien rassurer les marchés. les horribles spéculateurs, ceux qui sont à l'origine de tout, sont en train de bien rigoler, de gagner des milliards avec la volatilité actuelle des marchés. 

Quand est-ce que les populations arrêteront de voter pour ces incapables, à quand la prise de conscience? Mais bon dieu, ne comprenez-vous pas que ceux qui vous élisez vous envoient dans le mur? Mais réveillez-vous bon sang de bonsoir! hier soir ce sont 1600 euros de plus sur chaque contribuable européen qui a été décidé, car ce sera à VOUS de rembourser leurs erreurs, à vous de payer pour leur incapacité à gérer correctement nos deniers. Mais ce sera aussi votre faute, vous aurez cru en leurs promesses, vous aurez toujours demandé plus de social donc plus d'argent de la part de l'état mais il arrive un jour où cela se paye. Nous vivons depuis trente ans largement au-dessus de nos moyens. nous sommes dans le rouge depuis trente ans et comme on vous l'a appris à l'école, l'état est fort et puissant et peut s'endetter jusqu'à plus soif. C'est FAUX, les états font faillite et ce n'est jamais agréable à vivre mais nous devrons en passer par là.

Une fois encore je vous conseille le billet de h16.

Bonne fin de journée à tous.


samedi 8 mai 2010

Welcome to the jungle n°21

Bonjour à tous, depuis quelques jours on peut dire que les marchés ont chuté de façon brutale, le CAC40 vient de perdre près de 500 points en 4 jours! Aujourd'hui les pertes devraient être aux alentours de 5%, on n'a pas vu ça depuis quelques temps...

Les investisseurs ont peur, peur de voir les états européens incapables de rembourser leurs dettes. Sur l'ensemble du SRD UNE SEULE VALEUR EST EN HAUSSE!Cette valeur c'est Hermès, sur toutes les places boursière on voit ce genre de scénario et pendant ce temps notre premier ministre nous annonce qu'il va geler les dépenses de l'état et récupérer 5 milliards sur deux ans dans les niches fiscales. Les marchés dégringolent parce que TOUT les intervenants savent que la messe est dite, plusieurs états européens vont faire défaut. La France pourrait en faire partie. Lorsque les politiques commencent à gigoter comme ils le font, notamment avec un séminaire sur la dette, c'est très mauvais signe et quand en plus ils vous disent que tout va bien, c'est encore plus mauvais signe. Un gel des dépenses, très bien, cela signifie que l'état va continuer à s'endetter à hauteur de 100 milliards par an, une peccadille... ils vont prendre 5 milliards en 2ans sur les niches fiscales, là je suis désolé de vous le dire mais on se moque de vous (je tiens à rester poli). Personnellement, j'ai plutôt tendance à avoir confiance en le jugement de milliers de personnes payées aux objectifs (et donc motivés) qu'en des ministres en dehors de toute réalité, au parcours  sans faille dans la sphère publique. Car oui, les marchés ont raison d'avoir peur, les investisseurs on raison de vendre. Mais il faut aller plus loin dans l'analyse pour comprendre ce qui se passe, alors regardons:

- Le franc Suisse, jusque là soutenu par la BNS descend à des niveaux jamais atteints depuis l'avènement de l'euro. il y a trois ans nous étions à 1,65 aujourd'hui à 1.40. L'Euro s'effondre.
- Regardons l'or, hier il a atteint des niveaux proches de ses records.
- Le pétrole, il ne cesse de chuter, la croissance en berne, la demande sera moins importante.
- l'Euribor monte en flèche, la pression monte sur les taux, prêter commence à devenir dangereux.
- L'Euro perd du terrain face au dollar depuis plusieurs jours et est passé sous les 1.30

Tout va mal, très mal mais nous n'avons pas encore atteint le point à ne pas franchir, en effet, si le CAC40 passe sous les 2480 points alors ce sera réellement préoccupant. Cette résistance technique majeure est le point que n'ont pas franchies les crises de la bulle internet et des subprimes. La panique gagne les marchés parce qu'il est quasi impossible de savoir ce qui va se passer, les états cachent bien leur jeu et leurs dettes. Tout le monde se pose la question: "qui est le prochain?", le Portugal? L'Espagne? l'Italie? Et pourquoi pas la France qui ne peut plus lever d'impôts supplémentaires, les français étant les personnes les plus taxées au monde.
D'un point de vue technique, il est fort possible que la baisse continue, les indicateurs sont au plus bas et ne semblent pas donner des signes de reprise. Seule petite satisfaction, les marchés ne finissent pas au plus bas de la journée. Je ne suis plus très optimiste, les marchés vont certainement continuer à creuser leur pertes.

Pour palier à cela, il ne reste pas grand chose, excepter vendre à découvert, acheter de l'or, du franc suisse, ou certains produits structurés pariant sur la baisse des marchés. Bonne chasse!