Les marchés sont devenus fous, il semblerait que pour les intervenants un jour c'est bien, un jour c'est mal, en gros c'est le yoyo!
Il suffit de regarder un peu le tracé du cac40 pour comprendre. Le tracé devient chaotique, la tendance est à la baisse mais il y a de nombreux gaps tant à la hausse qu'à la baisse. Cela montre deux choses, la première c'est que le nombre d'informations importantes est grand pour avoir des mouvements d'une tel amplitude, le second c'est qu'il y a de nombreuses indécisions.
(source: boursorama)
Le graphique est journalier.La MACD montre clairement une tendance baissière, nous sommes proches de la ligne de 30 (survendu) en ce qui concerne le RSI et les Stos sont toutes proches de se croiser à la hausse. Pendant ce temps est éloquent. Regardez les amplitudes de beaucoup de journées, ils n'est pas rare d'avoir des plus bas ou des plus haut bien différents des ouvertures et fermetures. Le marché sait qu'il doit aller vers le bas mais la question est "de combien?"
Le graphique hebdomadaire montre tout autre chose: une baisse qui va se poursuivre
(source: boursorama)
On tatonne comme le montrent les trois derniers chandeliers, les écarts entre les plus haut, les plus bas et les ouvertures et clôtures est important. Ce qui est intéressant c'est que le RSI n'a pas atteint le point de survente (<30) et la MACD est bien séparée et n'est pas prête de se recroiser. Seule la Stochastique pourrait émettre une petite lueur d'espoir mais c'est un indicateur rapide qui fluctue rapidement et indique des tendance courtes. Si cet indicateur voit ses deux lignes se croiser, alors il y aura peut-être une petite hausse suivie, à mon avis, d'une baisse.
Vous l'aurez compris, les marchés sont en baisse et sont partis pour le rester. Il est vrai que sur un graphique cela est un peu tiré par les cheveux par les temps qui courent mais il y a un autre argument pour venir étayer mon hypothèse. L'euro s'effondre et les pays en voie de défaut les fameux PVD commencent à venir frapper à la porte de l'Europe et du FMI: Espagne notamment. L'Italie prend des mesurettes qui vont sauver quelques milliards mais ne règleront rien au problème. Autre problème l'Italie n'est pas incluse dans le plan européen de sauvetage, si par d'aventure elle venait à quémander des deniers, nul doute que les européens seraient dans une panade des plus compliquées à régler.
Pendant ce temps, en France, joyeux pays du citoyen festif, on parle retraites. Il est vrai que la retraite et tout le social en général est un point sensible. D'ailleurs les syndicats ne s'y trompent pas et appèlent à la grève générale (un peu comme d'habitude) afin que rien ne change et que l'on continue à suivre la route toute tracée du délire des fonctionnaires français: toujours plus de moyens avec toujours plus de taxes. Il y a également une autre chose qui est choquante, le parti socialiste et Madame Aubry (la tartine lilloise) nous ont pondu (terme employé de façon raisonnée) un texte au sein duquel il serait bon de taxer les riches.
D'ailleurs la notion de riche est assez différente entre les élus de l'assemblée: "je ne sais pas", "à partir de 8000 ou 10000 euros" et la boulette du jour d'Hervé Mariton: "je suis député, je gagne 5000 euros par mois, je ne me considère pas comme riche, c'est le salaire d'un cadre moyen". Cette petite phrase dite sans penser (et c'est important car elle démontre le naturel de la chose) prouve que nos politiques sont complètement à côté de la plaque. Un cadre moyen qui gagne 5000 euros nets par mois c'est un super cadre moyen français. Donc le riche, que notre ami Hollande n'aime pas (et donc ne s'aime pas lui.même), vont être encore taxés sir la gauche est au pouvoir. Ceci dit, il ne reste plus beaucoup de riches en France grâce au nivellement par le bas expérimenté depuis quelques décennies par nos dirigeants.
Un magnifique exemple de nivellement par le bas, récemment notre ministre de l'écologie, Monsieur Borloo, annonçait fièrement que le parc automobile français était le moins polluant du monde grâce aux bonus-malus écologique. Etant donné que bon nombre de personnes en ont marre de taxer, elles ont pris des petites voitures au lieu de voiture plus grande et consommant davantage. Le problème, c'est que ces petites voitures sont à utiliser principalement en ville, en dehors elles sont moins sécurisantes. Allez faire deux heures d'autoroute avec une SMART, vous comprendrez... Bref on nivelle par le bas, il faut que tout le monde roule dans des petites voiture qu'il le veuille ou non.
Le projet des retraites c'est pareil, sauf pour la SNCF bien sûr puisque il est déjà acquis que le projet ne touchera pas nos amis les feignasses/spécialistes en théologie de la grève/les emmerdeurs (cochez les notions inutiles si besoin) de la SNCF. Il ne faudrait surtout pas que nos amis fonctionnaires et autres types de postes étatiques viennent à avoir des retraites alignées sur le privé. merci à h16 d'avoir trouvé la news.
Donc comme vous le voyez, les retraites vont coûter très cher et ce seront les riches et les employés du privé qui vont payer. Le fonctionnaire et l'élu ne sauraient se rabaisser à cela. Dans beaucoup d'autres pays on gèle les salaires des fonctionnaires, ce qui est normal il ont déjà l'avantage d'être impossibles à licencier mais en France, non, les fonctionnaires sont bien traités tels des bœufs de Kobe que l'on se doit de traiter avec amour afin que leur velléités de faire la grève et donc de bloquer le pays pendant des semaines soit au plus bas. Il ne serait pas bon pour les élections de 2012 de créer une paralysie totale du pays alors pour cela on va taxer ceux qui ne peuvent pas faire la grève (sinon eux se font virer) et ceux qui gagnent correctement leur vie trop.
Il est évident que ceci ne règlera rien au problème, que ce soit l'allongement du temps de travail, la taxation des riches, rien de ceci ne règlera le problème. Les caisses de retraites seront dans le rouge et atteindront des déficits abyssaux dans quelques années. La solution serait de passer progressivement vers un système par capitalisation mais personne n'ose prononcer ce mot. Les français sont résolus à devoir travailler plus pour avoir une pension de retraite équivalente à celle d'aujourd'hui, autrement dit: faible. J'écoutais un micro-trottoir et tous les gens étaient d'accord sur le fait qu'il fallait travailler plus pour toucher sa retraite, pas UN SEUL n'a pensé qu'il serait peut-être mieux de faire soi-même sa retraite, pas un seul, les esprits sont à ce points englués dans le collectivisme français que peu de personnes y pense.
La France, de par ses choix va lentement et surement glisser vers davantage de pauvreté et de précarité, les citoyens aveuglés par les politiques surfant sur les vagues des dépenses et trop habitués à toujours en demander plus se tourneront toujours vers l'état providence mais un jour arrivera où la vanne se fermera car plus personne ne voudra prêter à ce pays surendetté. Lorsque ce jour arrivera, il y a fort à parier que beaucoup de choses changeront et pas par des échanges de bisous.



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