jeudi 25 novembre 2010

Welcome to the jungle n°46

Bonjour à tous! 

Hier ce fut un peu mouvementé, d'un côté des marchés européens en quête de bonne nouvelles et des marchés américains satisfaits par de bons chiffres. C'est Thanksgiving aux USA, les volumes étaient faibles mais les chiffres étaient bons, le marché est monté! +1.37% pour le Dow tout de même! J'ai eu l'impression que les américains avaient oublié l'Europe, ce "pays lointain" un peu bizarre. 

Ce matin les marchés européens sont légèrement dans le rouge, on est vraiment proches des 0, l'activité des derniers jours est passé, on sent comme une pause, les volumes de ce matin sont assez faibles à midi nous sommes à un quart des volumes d'hier. Je ne savais pas que c'était Thanksgiving en Europe aussi, mais bon passons. 

Hier j'ai lu un article qui m'a bien plus, le ministre espagnol à l'économie (oui il ne doivent pas trop bien le payer étant donné l'énormité qu'il a sortie), Monsieur José Manuel Campa a déclaré: "Sans aucune doute, un abîme nous sépare de l'Irlande". Les deux pays ne sont pas si différents que cela en fait. Dans les cas, les dettes sont d'origine privée et finiront par peser sur l'état. Pour l'Irlande c'est le cas, pour l'Espagne cela ne saurait tarder.

Dans le même temps, nos amis portugais étaient en grève! Une bonne grève générale de la part des fonctionnaires qui ont débraillé de partout: transports, services, etc.. Ils ont bloqué le pays pour la première fois depuis 1988. C'est dire l'inquiétude de ces gens. En France, une grève générale comme cela c'est tous les 6 mois (j'exagère à peine). Les portugais, à l'appel des deux plus gros syndicats, manifestaient leur mécontentement envers les mesure qui vont être prises pour sauver le pays, réduire la dette et remettre le pays sur les bons rails. Le Portugal, tout comme la Grèce, a de gros problèmes structurels qui datent d'avant la crise. Durant les bonnes années entre 2003 et 2008, le Portugal n'a jamais vu sa croissance décoller et stagnait autours de 1,3%, pendant ce temps, l'Irlande était à 5% et la Grèce à 4%. De plus le Portugal est un pays à l'économie en panne depuis longtemps, les salaires sont faibles, l'épargne inexistante, la consommation faible également et l'endettement des ménages est assez important. L'état portugais s'est beaucoup endetté pour tenter de booster l'économie intérieure mais rien n'y a fait, le pays stagnait. La crise a fait son œuvre et l'état portugais a dû emprunter davantage afin de continuer à donner les aides sociales aux plus démunis, payer les fonctionnaires. 
La crise a apporté la récession, -2,5% de croissance en 2009, la dette du pays ne pouvait pas être trop creusée même si le déficit pour 2010 sera de 7,3%, ils ont "contenu" la dette.... Le pays n'a pu trop relancer l'économie et maintenant les difficultés arrivent. L'objectif de rigueur est pour...2013, il ne faut pas alarmer l'électorat socialiste en leur donnant des restrictions tout de suite voyons! Les portugais ont donc manifesté contre des mesures de rigueurs qui devraient opérer maintenant mais qui, par soucis électoralistes, n'arriveront qu'en 2013. Il faut dire que les portugais vont le sentir passer, hausse de la TVA à 23%, baisse des salaires des fonctionnaires, aides sociales revues à la baisse, hausse des impôts, etc... Pour des socialistes, ça fait tache, vous ne trouvez pas?

Ce qui m'inquiète c'est que les populations ne comprennent pas que la fête est finie, les fonctionnaires vont être ceux qui vont souffrir le plus je pense mais il leur reste le plus grand de leur avantage: la stabilité de l'emploi et rien que pour cela ils n'ont pas le droit de se plaindre. Dans une période de crise, rien de tel que la sécurité de l'emploi, ceux qui travaillent dans le privé, eux, espèrent ne pas se faire congédier. 

Cela m'a donné l'idée d'aller un peu fouiner sur ce qui se passe en France, non pas que la situation du Portugal m'indiffère mais je me suis rappelé d'un article sur le magazine capital qui soutenait que les fonctionnaires gagnait autant que les salariés du privé. Cet article je l'ai lu il y a quelques années. En me rendant sur Contrepoints un journal online, je suis tombé sur cet article. Très intéressant de savoir que non seulement les fonctionnaires ont la stabilité de l'emploi mais maintenant ils gagnent mieux leur vie que les salariés du privé. Vous pensez certainement que la stabilité de l'emploi apporte la sérénité, je vous réponds: pas uniquement. Voyez-vous, les fonctionnaires, du fait de leur statut, peuvent avoir accès à des prêts plus facilement que les salariés du privé et à des taux un peu plus intéressants? Pourquoi? Parce que le risque est moins élevé! Comment je sais cela? Mon épouse est fonctionnaire européenne (alors eux ils dépassent tous les rêves les plus fous), autours d'elle j'entends ceux qui achètent à des taux que même des gens fortunés n'obtiennent pas de la part de leur banque. Je ne rentre pas dans le chapitre des salaires des fonctionnaires européens si ce n'est pour vous dire le salaire net d'impôts d'une secrétaire: presque 3000 euros si elle a un peu d'expérience. Imaginez les salaires de ceux qui sont plus hauts dans la hiérarchie. Oui le concours est complexe, il y a beaucoup de concurrence, mais tout de même!!

Il va arriver un jour où les salariés du privé, ceux qui sont mal payés, n'ont aucun avantage si ce n'est celui de vivre vont craquer. Les fonctionnaires bloquent souvent le pays par des grèves à répétition, leur emploi est quasi garanti, leur salaires sont plus élevés, cela doit prendre fin! La France à deux vitesses est là, devant vos yeux! Quand les français ouvriront-ils les yeux? QUAND? malheureusement, la proportion de personnes travaillant dans le privé, étant au-dessus du SMIC est très faible.

En effet les personnes gagnant le SMIC représentent 10% de la population active.
les fonctionnaires représentent 27% de la population active
Vous y ajoutez tous ceux qui sont contractuels disons 3% (ils sont assez nombreux en fait)
les chômeurs et RMIstes vivant grâce à l'état, 12% 

On arrive à 52% de la population dépend de l'état très fortement, les personnes gagnant le SMIC ont pas mal accès aux aides et même ceux qui gagnent un peu plus. Toutes ces personnes se battront corps et âme pour sauver leurs aides de l'état bienveillant. Il est donc fort probable qu'il y ait un jour une sorte de guerre "riches" contre pauvres. La France à deux vitesses, elle est là! le jour où elle implosera, ce sera une gigantesque pagaille, il suffit de voir ce de quoi sont capables les syndicalistes qui ne représentent que 3% de la population active...


Meilleur que mille mots privés de sens est seul mot raisonnable, celui qui peut amener le calme chez celui l'écoute."
Bouddha

mercredi 24 novembre 2010

Welcome to the jungle n°45

Bonjour à tous, après la chute magnifique des marchés hier et sa continuité ce matin, j'imagine que certains doivent être bien heureux après avoir shorté ou utlisé des put hier. A ceux-là bravo! Il faut quand même remarquer que ce n'était pas non plus très difficile à prévoir. Crise européenne, des pays au bord de la faillite, etc.. Il aura fallu quand même 85 milliards pour sauver l'Irlande, mais que voulez-vous nous ne sommes plus à quelques milliards près, n'est-ce pas?

Cela m'a fait fait penser à regarder un peu sur le long terme le CAC40 et le Dow Jones. Connaissez-vous l'adage qui dit que sur le long terme vous gagnez de l'argent en bourse? J'ai entendu ça pendant mes études et même après et je n'avais jamais mis ce mythe à l'essai (suis-je un Mythbuster?). Et bien, allons-y!!

Voici le graphique en mensuel du CAC40. (source: Boursorama)
 Je vous ai mis trois paliers pour que les ranges soient bien visibles. L'investisseur qui a mis son argent en bourse depuis 1997 n'a quasiment rien gagné... Sur les 13 dernières années, le CAC40 est sorti de son range 2500 point / 4500 points deux fois et ce pour une durée totale de trois ans et demi et à chaque fois il est revenu dans son range. L'investisseur peut se sentir frustré! Le pire c'est que cette situation n'est pas prête de s'arrêter, la crise est encore loin d'être terminée  et j'ai bien peur que les niveaux d'aujourd'hui ne soit que des plus hauts. 

Regardons maintenant le DOW JONES (Source:Boursorama)
C'est quasiment pareil, en pire! On voit bien le range entre 7300 points et 11500 points. Le Dow Jones n'est sorti de ce range qu'une seule fois et ce pour presque deux ans, c'est peu sur 13 ans! Le pire c'est qu'aux vues de ce graphique on voit bien que le DOW JONES a atteint le sommet de son range ce mois-ci, il faut donc s'attendre à une correction et on peut dire qu'elle a débuté avec ce qui s'est passé ces derniers jours. Les nouvelles vont certainement encourager la chute étant donné qu'elles devraient être mauvaises pour un temps encore. 

Comme vous l'avez vu, les marchés font du quasi sur-place depuis 13 ans, l'investisseur, c'est-à-dire celui qui se place sur le long terme n'a pas été remercié pour sa fidélité, il aurait peut-être gagné plus d'argent en ayant des cartes fidélités carrefour! Je plaisante mais qu'à moitié. Comment était-il possible de gagner de l'argent en bourse depuis 13 ans? En restant long sur toutes ces années, impossible (ou un peu selon les cas), il aurait fallu suivre les tendances. Ne pas hésiter à shorter, ne pas hésiter à suivre ces vagues.

Aujourd'hui les compagnies financières proposent tout un tas de produits financiers capables de jouer sur ces tendance. Investir en ligne directe sur les marchés, c'est à dire détenir des titres sur le long terme d'actions spécifiques est de la folie, le risque est grand pour des retours sur investissements peu géniaux. Votre portefeuille ne devrait pas en contenir beaucoup, à part coup de cœur pour une entreprise. Mon avis est plutôt d'opter pour des produits financiers qui suivent les tendances et changer à chaque changement de tendance. Prenons le cas d'aujourd'hui, les marchés devraient corriger, prendre des produits financiers qui ont tendance à gagner lorsque les bourses se crashent me semble être un bon plan.
Faire du sur-place n'est un objectif, ni dans la vie, ni en bourse, il m'est avis que ce sur-place va continuer encore un moment, à vous de trouver les retournements et à ne pas hésiter à suivre ces tendances via des produits financiers adaptés: fonds, hedge funds, trackers, il existe une multitude de produits qui peuvent aller dans un sens ou dans l'autre et vous faire gagner de l'argent, votre argent est votre héritage ne l'oubliez pas!


 "Tout se ramène à ceci: gagner ou perdre. On ne reste jamais stationnaire, car ne pas bouger c'est déjà commencer à perdre."
François Mitterand

Je vous conseille la lecture de cet article de Morning Bull, rapide mais qui  a l'avantage de faire rire ou pleurer selon les cas et l'humeur du jour!

lundi 22 novembre 2010

Welcome to the jungle n°44

L'Euro, quelle magnifique invention!! C'est tellement beau ce qui se passe que je décide de revenir aujourd'hui pour éclairer un petit peu sur ce qui se passe. 

Comme l'a fait Olivier Crottaz, je vous mets en garde à mon tour contre une possible fin de l'Euro. Car même si les politiques nous racontent que tout va bien, que l'Irlande est saine et sauve, que les autres qui seront dans la panade financière très prochainement aussi, je vous le donne en mille: tout va mal! L'Irlande, son El Dorado pour entreprises ne désirant pas payer trop de taxes sur les sociétés, commence à, comment dire, se fissurer? Oui fissuré car il a été sauvé, mais à quel prix: un plan de rigueur sans précédent qui va rendre la vie des Irlandais beaucoup moins sympathique que par le passé.

Mais l'Euro dans tout ça? Eh bien, nos amis traders (je vous propose de voir cette vidéo postée par Morning Bull très révélatrice: Why i want to be a trader) pensent que ça va. Ce matin l'Euro était positif face au dollar et au franc Suisse, mais mais la tendance commence à s'inverser. Le gentil trader commencerait-il à ouvrir les yeux? On peut rêver. Ah les trading floors, ces ambiances feutrées et sympathiques au sein desquelles les employées heureux, payées comme des rois alors que beaucoup d'entre eux ne comprennent rien, mais alors rien du tout à l'économie, qu'elle soit macro ou micro d'ailleurs, c'est tout simplement merveilleux. 
Pas mal de traders sont des ingénieurs de formations, financiers, maths, etc... bon il y a aussi d'autres types de formations représentées mais rarement des personnes ayant des formations économiques. Le trader n'a souvent qu'une petite formation économique de base, un peu de macro, un peu de micro et pif paf voilà emballé c'est pesé. Le reste, c'est du technique, des maths, des techniques de trading, enfin des matières bien éloignées de la réalité, du terrain, des comptes de résultats (tiens ça non plus ils ne connaissent pas: la compta!), les bilans, etc... Demandez à un trader de vous faire une analyse financière, la plupart ne sauront pas lire un bilan ou un compte de résultat. Normal, ils tradent l'instant, ils tradent des maths, des formules mathématiques. 

Et que dire des fonds ou autres hedges funds. Connaissez-vous les CTA? Ah le merveilleux monde des CTA, là on atteint le top de la folie! Des mathématiciens pour beaucoup, cherchent des formules mathématiques qui vont analyser les tendances pour ensuite prendre des décisions. Les décisions, qui les prend? Des machines! Oui oui des super ordinateurs directement reliés aux marchés et qui achètent, vendent à fond les ballons! Avec ça plus besoin de traders! Le petit problème c'est quand les marchés réagissent de façon "humaine", un changement brusque de tendance, une folie passagère et la formule de math, elle vole en éclat!

alors entre des politiciens menteurs, un Euro qui ne devrait pas survivre, des fous furieux de la finance, on va où. Eh bien, j'ai ma petite idée là-dessus. Les états se sont endettés plus que de raison, ils sont liés entre eux par une monnaie: l'Euro, ils sont pour beaucoup proches de la faillite. L'Euro est pour l'instant une monnaie relativement forte qui commence à voir craqueler des fondations mais tant que le couple franco-allemand tiendra, l'Euro devrait - à mon avis - tenir. Les traders tradent l'instant, ils tradent - pour beaucoup - sur le moment en se moquant du futur, les grands changements ne s'entameront donc qu'à la fin de l'Euro. 

Alors que faut-il faire? Il faut prendre les devant. Une personne responsable devrait prendre les devants et agir pour sauver: ses économies, sa famille, son train de vie, bref, sauver les meubles. Nous avons de la chance, tout le monde n'a pas l'euro ! Je vous conseille d'ouvrir des comptes en monnaie étrangère. Le dollar US, le franc suisse, la livre sterling, ces monnaies mourront bien après l'Euro et si on prend le dollar et le franc suisse, ces deux-là ne devraient cesser de s'apprécier face à l'euro. Non seulement il vous restera quelque chose entre les mains, mais en plus vous devriez gagner de l'argent avec le temps. Le but n'est pas un placement à court terme, le but est vraiment de mettre votre épargne dans un autre monnaie, investir cette épargne (mais si le taux de retour est bas, ce n'est pas grave) et vous sauver d'une éventuelle chute de l'Euro, d'une éventuelle fin de l'euro. 

Si l'Euro se disloque, pensez bien que celui-ci ne s'échangera pas contre du franc français à hauteur de 6,55957, je vous le dis tout de suite, vous n'aurez pas grand chose. Si vous avez pensé, chaque mois, à faire votre petit forex, votre petit virement sur un compte épargne dans la monnaie choisie, les choses devraient aller pas trop mal pour vous. En gros, vous pourriez survivre à la tempête! L'Euro est une monnaie voulue par les politiques, sauvée par les politiques et ces gens là accumulent les erreurs depuis des années et ce à tout point de vue. Comment pourriez-vous avoir confiance en une monnaie créée par des gens en qui vous n'avez pas confiance?


"Ne mettez pas votre confiance dans l'argent, mettez votre argent en confiance"
 Oliver Wendell Holmes

Welcome to the jungle n°43

Bonjour à tous! Je reprends du service définitivement! Après quelques mois d'arrêt pour des raisons que la raison ignore (non elle ne l'ignore pas). Il faut se remettre au travail!!

Le sujet de ce post , je peux vous dire que j'ai longtemps hésité, il faut dire que l'actualité ne m'a pas aidé! J'ai trop de choses à traiter et je suis très en retard. Plutôt que de tout traiter à la va-vite, je vais me concentrer sur nos amis les pays en voie de faillite, les PVF! Je veux bien entendu parler de l'Irlande, le Portugal, l'Espagne, etc...

Chaque cas est un peu différent mais au final l'effet sera le même, les pays qui ne sont pas encore à ce point (mais que le seront prochainement) Vont devoir aider ceux qui ont aujourd'hui atteint le seuil mais pour cela il faut qu'ils prouvent qu'ils vont devoir tout faire pour s'en sortir, comprenez passer par la case plan de rigueur. Avant toute chose je vous propose de regarder cette vidéo faite par de véritables journalistes.


Donc ce que certains médias montrent, plus particulièrement outre-Atlantique, c'est que l'état providence ne mène pas à la vie que l'on souhaiterait avoir. Il y a plusieurs points intéressants. "75% des jeunes veulent devenir fonctionnaires", choquant? Pas en France. "La plupart des gens considèrent que c'est l'état qui crée les emplois", choquant? Pas en France. Ces deux moments clé du reportage sont symptomatiques de l'Europe de l'ouest. Je ne parle pas d'Europe de l'Est, beaucoup des anciens états soviétiques sont bien plus libéraux que nous le sommes. Le keynesianisme a poussé les états à devenir de véritables bombes à retardement. La France est un pays très endetté, pourtant elle va voler au secours d'autres pays endettés. Tous les pays européens sont endettés, certains atteignent un seuil bien trop grand et leurs états ne maîtrisent plus rien. Prenons le cas de l'Irlande. L'Irlande c'est 32% de déficit cette année, les critères de Maastricht en imposent 3%, ils sont loin du compte, l'el dorado iralandais va prendre fin. Politique de rigueur, diminution des salaires des fonctionnaires, réduction du poids de l'état dans l'économie, etc. Logique me direz-vous, pour moi ça ne l'est pas du tout. Pendant des années les états ont essayé de mettre en place un système qui rend les citoyens dépendant d'un système. Pour se faire élire, il faut promettre et promettre c'est donner, pas prendre en politique. Le problème c'est qu'à trop donner à l'un, à l'autre, les états ont oublié celui qui donne. Celui qui donne est celui qui travaille, celui qui entreprend, celui qui tente de faire que son quotidien soit sûr et que sa famille soit à l'abri du besoin. L'homme responsable est pénalisé. L'irresponsable lui profite. 

Notre société est ainsi faite, il y aura toujours plus de pauvres que de riches, c'est un fait. Gagner c'est éliminer la concurrence et bien souvent la concurrence c'est plus d'une seule personne. Le gagnant est le meilleur (en général), le gagnant, parce que justement il a gagné va être puni par l'état qui va lui prendre une partie de ce qu'il a gagné pour le redonner aux perdants. Le sujet fait un peu robin des bois et on pourrait se demander "que feraient les autres sans cet argent?", très juste. La bonne question est plutôt qu'aurait fait le gagnant avec cet argent? Il aurait investi, il aurait créé des emplois, il aurait certainement multiplié ses investissements en terme de gains. l'état lui n'a fait qu'un transfert et donné un confort non mérité aux perdants. Qui vous dit que le gagnant n'aurait pas engagé les perdants? Ils gagneraient davantage et feraient profiter l'entreprise de leur expérience. 

Les mots gagnants et perdants sont choquant pour la plupart des gens, c'est pourtant toute la journée que l'on est soit gagnant soit perdant. Les rôles s'inversent selon les situations. Il n'y a pas à être choqué parce que l'on a perdu, parce que l'entreprise n'a pas marché, se lamenter sur son sort ne sert à rien, rebondir est plus intelligent. L'état par sa présence empêche le rebondissement et laisse une grande partie de la population dans un état végétatif profond. Ils perdent leur temps dans les administrations à quémander au lieu de passer leur temps à chercher un emploi, trouver une idée, une motivation. L'état a créé la véritable matrice. 

Beaucoup de gens en France dépendent des aides de l'état, tous les mois, ils doivent faire des démarches administratives et ensuite attendent leur chèque, je vous l'accorde le chèque n'est pas bien élevé, mais pour certains, cela suffit. Se complaire dans cette médiocrité et je n'ai pas peur du mot n'est pas enviable. Devenir fonctionnaire pour le simple fait d'avoir la sécurité de l'emploi n'est également pas enviable. Quelle est la part de la population française qui ne dépend pas de l'état? Quasiment aucune, allocations familiales, allocations logement, etc... La quasi totalité des gens dépendent plus ou moins de l'état pour vivre. Mais si l'état ne prenait pas autant sur leur salaire ou les impôts locaux, impôts sur le revenus, ces gens ne gagneraient-ils pas mieux leur vie? Bien sûr que si. En agissant petit à petit l'état a agrandi son pouvoir et aujourd'hui la quasi totalité des européens de l'ouest sont suspendus aux lèvres des politiciens qui ne cessent de promettre toujours davantage élection après élection. Tout comme une drogue, l'état a su intervenir quand il fallait et où il fallait, le revers de la médaille c'est qu'ils l'ont fait sans se soucier du futur (rappelez-vous Keynes "on the long run, we are all dead"). 

Vous me direz, mais quel est le lien avec nos pays européens en plein panade financière actuellement? C'est simple, il est arrivé un jour où prendre aux gagnants pour redistribuer (via une administration coûteuse et non productrice de richesses) a commencé a coûter plus que les revenus de l'état (et de ses antennes). Les états ont donc emprunté, dans un premier temps pour des modernisations, puis dans un deuxième temps pour terminer les fins de mois difficiles et maintenant nous en sommes au point où les états empruntent pour rembourser les emprunts initiaux. Une escalade, mais comme dans toute escalade, on atteint un sommet et ensuite on redescend. Il m'est avis que la face nord sera bien plus raide que la face sud!

Après avoir créé une dépendance forte vis-à-vis de l'état, ces mêmes états se doivent de toujours donner plus, ils ne peuvent plus, alors que font-ils? Ils donnent l'impression d'en donner plus, comment? Ils attaquent des thèmes qui ne coûtent rien mais qui peuvent sauver l'existence même de l'homme. Les mots: grenelles, environnement, sauver les banques, remaniements ministériels, etc... Tout ceci n'est que de la poudre aux yeux, le politicien a besoin de gesticuler à des moments clés pour exister médiatiquement. Ils n'ont plus d'argent, me peuvent plus emprunter davantage, il faut continuer à proposer des solutions et faire marcher la machine à rêve (Si seulement nos rêves se réalisaient par coup de baguette magique de l'état) pour toujours plus d'illusion de richesse. Quel casse-tête! Et pourtant ils ont trouvé la solution qui a marché un temps: taper sur les autres et le climat. taper sur le banques TOTALEMENT responsables de la crise et attaquer les entreprises qui bousillent l'environnement en recrachant su CO2 à tout va! Dans les deux cas c'est gagnant pour l'état, les banques vont pouvoir être plus cernées et les entreprises vont payer une taxe à la pollution. 

Le grand perdant est toujours et encore le consommateur final! Les taxes se répercutent sur lui (bonus -malus automobile, système maintes fois revisité, tellement qu'il n'y a pratiquement plus que des mali) et en plus il va se prendre l'inflation galopante dans la figure. Car j'ai oublié de vous dire aussi que les états ont une arme de destruction massive qu'ils se sont empressés d'utiliser: L'inflation. Ils ont promis des fonds, ils ont fait des quatitave easings (explication sur ce lien) et ont fait marcher la planche à billet à un rythme rarement vu auparavant, pour être honnête, jamais vu. Des milliards il en pleuvait de partout, et au final? les matières premières coûtent plus cher, les biens finaux coûtent plus cher, les monnaies papiers se dévalorisent, toutes veulent être plus faibles, qui y perd encore? Vous et moi. 

Le plus intéressant arrive. l'état a besoin des pauvres, plus il y a de pauvres, plus il peut les rendre dépendant par le biais d'argent "facile", c'est-à-dire qui n'est pas issu du travail. Seulement les pauvres, tels des toxicomanes, ont toujours besoin de plus. Il leur faut le téléphone portable, internet (cherchez un emploi sans internet de nos jours...), une multitude de besoins ont été créés durant les 50 dernières années, les cycles de vie des produits sont de plus en plus courts, il faut constamment renouveler les objets que l'on possède, tout devient éphémère, l'innovation constante rend également les produits éphémères. Les objets de base à acquérir pour avoir une vie "normale" sont devenus légions, les besoins pour être insérés dans la société sont toujours plus grands, les besoins financiers eux aussi. L'état ne peut pas suivre le rythme et il arrivera un jour où il sera pris à la gorge et devra entamer la descente de la face nord. 
Regardez ce qui s'est passé avec la mesurette sur les retraites, multipliez ça par 100 ou 1000 et vous obtiendrez ce qui va se passer en France quand l'état, dos au mur ne pourra plus dealer sa drogue en quantité suffisante pour les toxicomanes que nous sommes tous puissent vivre la vie qui leur était promise. Aller tenter de sauver des états au bord de la faillite lorsque l'on est soi-même au bord de la faillite, c'est d'une bêtise sans nom. Sauver un Euro issu d'une volonté politique et pas économique afin de soit-disant sauver l'Europe n'est pas ce à quoi il faut aboutir.

La solution, si je l'avais je ne serais certainement pas à ma place, mais mon petit doigt me dit qu'il est de toute façon trop tard pour rattraper le temps perdu, il faudra faire face à la faillite de certains états, il faudra faire face à une période économique peu faste, à des croissances faibles, à toujours plus de pauvreté. Si déjà vous vous rendez compte de cela, vous êtes bien plus réalistes que 90% de la population...