Bonjour à tous, après des mois d'arrêt pour des raisons personnelles, je peux maintenant revenir et m'y remettre sérieusement. Il faut dire que ces derniers temps, il y a beaucoup de choses à dire. En fait, bien trop de choses à dire... Les péripéties de l'euro avec la Grèce qui continue d'être un problème, les USA et leur président qui font n'importe quoi, l'or qui s'envole exponentiellement, l'inflation, les échéances politiques, les nouvelles taxes,... Bref bien trop de choses... A la base ce blog se voulait être une tribune plutôt financière et économique, autant le dire tout de suite, cela va continuer. Mon esprit libéral est resté le même pour être honnête il est séparé entre deux sentiments. D'un côté, celui d'avoir raison depuis octobre 2004 (date à laquelle j'ai connu le libéralisme et pris conscience de son existence) et de voir ce Keynesianisme enfin arriver vers sa fin après des décennies. D'un autre côté, celui de la tristesse, voir toujours plus de pauvreté due à la folie de peu.
Bien entendu, les peuples ont choisi leur chemin en votant pour des candidats qui leur promettaient toujours davantage, mais peut-on leur jeter la pierre? Tous leur proposait la même chose: toujours plus d'aides, toujours plus d'allocation, toujours plus d'argent facile et tout cela à crédit... Ces dettes qui maintenant deviennent incontrôlables. Les banques centrales ont joué avec le feu, des taux d'intérêts bas, trop bas engendrent inflation. Cette inflation que nos politiques adorent car elle diminue le poids de la dette sur le long terme. Les monnaies fiduciaires ne font plus que s'effriter petit à petit, elle s'érodent à une rapidité rare. Au final, les peuples sont les perdants. Les politiques par leur soif de pouvoir, par leur soif d'élection ont toujours proposé plus, toujours promis sachant que de toute façon ils n'auraient pas à gérer ces folies, qu'elles poseraient problème bien plus tard. Ca rappelle Keynes: "on the long run, we all die."
Si les peuples demandaient toujours plus c'est parce que l'état leur prenait toujours plus. Seuls 50% de la population française paye l'impôt sur le revenu, mais tous payent des taxes de 80% sur l'essence, sur l'alcool, les cigarettes et bientôt les sodas, les sucreries et je ne sais quoi encore. La seule réponse à tous les maux est toujours la même: taxe et impôts. C'est aujourd'hui la rentrée scolaire et chose exceptionnelle, je regardais les journaux télévisés, au delà de la moraline habituelle, une chose était intéressante. Un petit village allait être privé de sa maternelle, car trop peu d'effectifs. Le maire et ses administrés ont décidé d'ouvrir le poste tel une maternelle privée. 50 postulants et une sélection faite par l'école. Au final, la maternelle est maintenue aux frais de la commune qui diminuera les festivités pendant l'année. On pourrait applaudir l'initiative avec raison, tout le monde le ferait sauf... l'administration bien sûr! L'académie souligne très clairement que cette solution ne peut être que temporaire et qu'elle ne saurait être tolérée bien longtemps. Une initiative plus ou moins privée voit le jour, un maire fait son travail en rendant la vie de ses 300 administrés plus simple (la maternelle la plus porche étant pour certains à 30 minutes en voiture) et l'administration n'en veut pas. On a déjoué son plan, des hommes sont allés trop loin en la défiant et contrecarrant sa volonté. Voilà comment un exemple peut démontrer la bêtise de l'Etat. L'initiative ne doit pas faire partie de la vie des gens. L'individualisme ne doit pas être la source des décisions, la collectivité s'occupe de vous.
Les dettes des états ne cessent de grandir, les USA qui perdent officiellement leur AAA (nous savions tous que ce triple A n'existait plus dans les faits) et plusieurs états européens vont suivre. Les taux vont monter, les dettes devenir trop importantes et les défauts vont aller bon train. Car c'est un peu comme un jeu de domino, un fait faillite, d'autres font faillite à leur tour et tout le monde fait faillite. Mais pas vous, ni moi, mais les états. mais soyez certains qu'ils feront tout, jusqu'au bout pour rester, pour tenter de se sauver.
Hier je regardais "salut les terriens" émission hautement culturelle... Invité: Jean-Luc Mélanchon. Il avait une assez intéressante idée sur la dette, pour ne pas dire débile. La moyenne de temps de remboursement de notre dette est de 7,5 ans, notre dette est de 1500 milliards (en fait deux fois plus) et pendant ce temps nous allons produire je ne sais plus combien et donc pour lui notre dette était d'environs 12%. Quelle démonstration! Comment en quelques mots bien choisis démontrer une hérésie. Mélanchon propose donc d'aller plus loin! En bon communiste qu'il est, il propose encore plus de taxes, plus de pauvreté, plus de dette, plus d'état. La France est le pays "libre" le plus administré du monde et toute cette horde d'élus n'ont fait qu'empirer la situation, pourquoi ne nous passerions pas d'eux? La question mérite d'être posée. Comment serait notre vie sans l'état ou un état de "gala" qui gérerait quelques petites choses ou même encore un état régalien.
Pensez bien, de votre naissance à votre mort et même après, l'état est là! normes, taxes, impôts, l'état est partout. Votre nourriture est normée, votre appartement est normé, votre voiture, votre vie entière est normée, labélisée et taxée. Pourrions-nous vivre sans tout ça? Pourrions-nous? la réponse est évidente: OUI. A chaque fois que l'état crée une norme, un label, une loi, une taxe, c'est pour notre bien à tous. Revenons sur les taxes récentes. La taxe sur les sodas est là pour empêcher les enfants de trop en boire, afin qu'ils ne deviennent pas obèses. C'est vrai que quelques cents de plus vont faire la différence. Les augmentations du prix du tabac on fait arrêter de fumer tous les fumeurs, c'est vrai... derrière ces taxes se cache la volonté de prendre l'argent là où il est. Taxer le beurre rapporterait moins, en plus de la colère des agriculteurs. Autant porter la taxe sur un bien de consommation dont l'assiette est importante et surtout dont la taxe ne fera pas baisser les ventes!
Mais si vous avez bien remarqué, à l'annonce de ces taxes, aucune annonce de diminution des dépenses n'a été faite. Ils craignent trop la grogne des syndicats en cette rentrée scolaire, ils craignent trop la horde de fonctionnaires si prompts à bloquer le pays. Sans eux rien ne se fait, les entreprises sont bloquées, l'économie ne fonctionne plus. Ils ont tellement d'avantages par rapport au reste de la population qu'ils ne devraient pas avoir le droit de grève. Vous les pensez au service de la population? Allons... ils sont encore plus individualistes que tout le monde, ils pensent d'abord à eux! A leur survie. S'il y a des coupes budgétaires, ils auront plus de travail. Si l'état supprime l'emploi à vie, ils pourront être renvoyés comme le reste du monde des mortels. En gros, les fonctionnaires sont comme des elfes (je viens de me regarder le seigneur des anneaux), ils sont d'un point de vue de l'emploi, immortel et dotés de supers pouvoirs! Nous ne sommes que de simples mortels qui tentons de survivre.
Autre chose, les chiffres de la pauvreté ont été publiés pour 2009 (deux ans de retard, impressionnant), 1 français sur 7 en dessous du seuil de pauvreté, 954 euros par mois (je rappelle que le SMIC net est de 1050 euros à peu près, on en est pas loin...). Plus il y aura de pauvres, plus l'état pourra contrôler la population. Tous ces gens ont besoin de lui! Aides en tous genres sont les seuls moyens pour toute cette population de survivre. Les classes moyennes trinquent, vous faites des études, vous avez tout fait pour avoir un emploi qui vous permettre de vivre correctement, entretenez un pauvre! Oh pas que le pauvre sans emploi soit à blâmer, non pas du tout. Le chômage de 10% (en réalité 20%) est voulu! Moins il y a de travail, le plus simple il sera de faire rêver les gens, promesses de lendemains qui chantent pour eux: du travail, des aides, de l'argent facile qui tombe d'on ne sait où. L'espoir est le fond de commerce des politiciens, ils manient le verbe si bien qu'ils pourraient vous faire croire que la France va bien. mmm... ah mince ils vous le font déjà croire, on en est déjà là?
Il n'y a pas de liberté sans responsabilité, vous avez transféré toute une partie de votre responsabilité, de votre sécurité vers l'état et des personnes qui ne connaissent rien de vous, de vos problèmes, de vos envies, de vos désirs. Vous avez oublié à quel point seuls vous en tant qu'individus étiez capable de changer le cours de votre vie. En transférant la responsabilité, vous avez perdu la liberté. En recherchant la sécurité, vous avez perdu cette même sécurité ainsi que votre liberté, il faut tôt ou tard payer le prix de vos erreurs, ce temps approche...

