jeudi 8 juillet 2010

Welcome to the jungle n°33

Re-bonjour à tous.

A la suite d'un billet d'Olivier Crottaz dont je vous recommande la lecture (et également de suivre son blog) Commodité: l'indice à suivre?
J'ai pensé vous parler un peu de la déflation avant de revenir demain pour vous expliquer les chandeliers japonais. Tout d'abord qu'est-ce que la déflation. La déflation c'est lorsque l'on constate une baisse des prix durable dans le temps. Notre économie repose sur le fait qu'il doit toujours y avoir une inflation, certes contenue entre 0.5 et 3% par an mais inflation tout de même.

Les périodes de déflation ont été peu nombreuses après 1929 et c'est pour cela que peu d'entre nous savent ce qu'elles peuvent produire comme effets néfastes. En règle générale, la déflation survient après un moment de baisse de l'activité économique relativement importante (c'est ce que nous vivons actuellement). Lors de crises économiques la demande diminue et donc les prix baissent. 

Vous vous dîtes certainement que la baisse des prix est justement quelque chose de bon pour vous mais en fait il n'en est rien. Lorsque les prix baissent, les entreprises font moins de profits et par conséquent procèdent à des vagues de licenciements. En effet, le coût du travail, le coût de production varient relativement peu du fait que très souvent tout cela est issu de contrats de plus ou moins longue durée. Prenons un exemple.
L'entreprise A est sur un marché assez concurrentiel. Ce marché est touché par une crise économique et les ventes sont moins bonnes, afin de relancer les ventes l'entreprise A baisse un peu ses prix, les autres entreprises font pareil. La crise dure et il faut de nouveau baisser les prix car les ventes ne cessent de chuter. Pendant ce temps un contrat qui courre encore pour les 5 prochaines années engage l'entreprise A à payer certains services à un certain prix fixé par le contrat. L'entreprise A, par contrat a une masse salariale incompressible sauf à procéder à  des licenciements. L'entreprise A avait fait des investissements pour de nouveaux outils de production et avait fait un emprunt donc le remboursement est mensuel et le montant fixe. 

Comme vous le voyez l'entreprise A a des engagements contractuels qu'elle se doit d'honorer:
- Le prestataire de service ne souhaite pas casser le contrat, il faut donc l'honorer ou aucune autre entreprise ne vous fera confiance.
- Les salariés ne peuvent pas tous être renvoyés. L'entreprise a besoin de salariés pour fonctionner, se séparer d'une trop grande partie d'entre eux mettrait l'entreprise en péril. L'entreprise pourrait licencier une partie de son personnel pour les remplacer par d'autres à un coût plus bas mais cela prend du temps  (période de recrutement et de formation au poste) et coûte de l'argent même si cela reste une des seules options en ce qui concerne les salariés.
- L'emprunt est un montant fixe mais les revenus, eux, diminuent et rembourser cet emprunt devient très compliqué. Il est impossible de vendre les outils de production achetés, ce sont des prototypes faits sur mesure pour l'entreprise et de toute façon, plus d'outils veut dire plus de production donc mort de l'entreprise.

Vous comprenez bien maintenant ce qu'entraîne la déflation: chute des salaires, faillites d'entreprises incapables de payer leurs charges aux vues des prix qu'elles devraient pratiquer.

Le volet qui est intéressant c'est celui de la dette. Lorsqu'il y a inflation les revenus des ménages et entreprises diminuent, les prix baissent eux aussi mais les dettes contractée avant la période de déflation deviennent des fardeaux insurmontables. Généralement les ménages les plus endettés sont les plus pauvres et ce seront eux qui paieront au prix fort la déflation mais pas seulement eux, il y aura aussi les états. Lorsqu'il y a inflation, la dette a tendance à devenir de plus en plus légère grâce à la hausse des revenus. Prenons 1000 euros en l'an 2000 pris par un emprunt à 2% et il y a une inflation de 3%, chaque année vous gagnez 1%. A cette échelle ce n'est rien mais calculez cela sur 50 ans et avec des montant en milliards d'euros et vous verrez à quel point l'inflation arrange les états. La déflation c'est bien sûr le contraire qui se produit. Les états européens surendettés pourraient faire défaut si la déflation venait à se généraliser. Les rentrées fiscales diminueraient, les dépenses augmenteraient (plus de personnes susceptibles de dépendre de l'état et de ses allocations), les salaires des fonctionnaires ne seraient tous payés et la dette deviendrait de plus en plus difficile à payer. Les états pourraient faire défaut mais cela les mettrait encore davantage dans l'embarras avec des répercutions énormes sur les ménages. Sans emprunt, l'état français ne pourrait pas payer une grande partie des salaires des fonctionnaires, faire défaut revient à ne plus pouvoir emprunter et donc ne plus pouvoir payer les fonctionnaires.

La déflation signifie une hausse du chômage, une baisse des revenus donc ceux qui auront des dettes seront ceux qui auront le plus de mal à passer cette période sans encombres. Les créanciers, eux, arriveront à parfaitement passer l'orage si tant est que leurs prêts soient remboursés ce qui n'est pas certain. Une période de déflation prolongée serait un réel problème pour l'ensemble des acteurs économiques et pourrait faire resurgir des pensées assez nauséabondes...

Comme démontré par Olivier Crottaz, nous pourrions voir le spectre d'une déflation arriver à grands pas. Maintenant que vous avez compris ce qu'elle peut engendrer, m'est avis que vous fassiez le point sur vos dettes car il se pourrait que rapidement celles-ci deviennent vos plus grands soucis.

Bonne fin de journée à tous.

Si vous voulez savoir la valeur de l'argent, essayez donc d'en emprunter
Benjamin Franklin

Welcome to the jungle n°32

Bonjour à tous, aujourd'hui je vous propose de refaire une petite analyse technique du cac40. Comme certains le savent déjà je suis assez minimaliste dans mes analyses, la multiplication des indicateurs et autres lignes sur le graphique ne font qu'accumuler les chances de se tromper, c'est mon avis en tout cas.

Je vais me servir du CAC40 pour vous parler un petit peu des chandeliers japonais.
Source: Boursorama

Sur ce graphique du CAC40 à la mi-journée il y a sur le dernier jour du graphique une sorte de tout petit point, dans les analyses des chandeliers japonais (japanese candlesticks en anglais) ceci s'appelle une étoile du soir. Un nom bien poétique pour une figure très appréciée de ceux qui utilisent les chandeliers japonais. En effet, cette étoile du soir est un signe fort de retournement de tendance. Si l'on analyse les autres indicateurs on remarque que le RSI est aux alentours de 50, en général soit la courbe du RSI passe cette barre et la tendance continue, soit elle ne la passe pas et rebondie dessus pour repartir dans le sens inverse.  La Stochastique montre bien la montée des ces derniers jours avec les deux courbes qui se sont croisées. Là encore nous sommes sous la barre des 30, les deux stochastiques pourraient se recroiser rapidement (et à mon avis ce sera le cas) et nous aurions une stochastique qui devrait rester en dessous de la ligne de 30 durant quelques jours. D'ailleurs l'indicateur MACD est aussi à un tournant, les deux courbes qui le constitue ne se sont pas croisées, elle se touchent. Le MACD étant plus lent, c'est-à-dire donnant des indications sur des tendances moyen terme, on peut penser que la tendance baissière pourrait continuer.

Vous l'avez donc compris, aujourd'hui pourrait être un retournement de tendance court-terme, la tendance à moyen et long terme étant baissière. D'ailleurs pour vous en persuader voici le graphique du CAC40 avec une base mensuelle et non journalière comme dans le précédent graphique.
Source: Boursorama

Regardez bien et vous allez voir que la Stochastique s'est croisée au dessus de la ligne des 60 points, que le rebond sur la ligne des 50 points du RSI à déjà eu lieu et enfin que la MACD (toujours un peu en retard mais terriblement efficace) est sur le points de se croiser également.
Étant donné l'allure de ce graphique, on peut voir que le CAC40 pourrait venir retoucher le support très important des 2600 points. Il m'est avis que dans les prochains mois le CAC40 sera assez souvent dans le rouge, la tendance est clairement BEARISH (baissière en anglais, BULLISH veut dire tendance ascendante). 

Alors pour ceux qui pensent comme moi, il y a toujours moyen de profiter des tendances baissières, bien souvent plus violentes que les ascendantes (panique quand tu nous tiens). Pour cela, on peut vendre à découvert (to short) ou bien aller sur des produits comme les put (turbos sur boursorama) ou encore des produits structurés réagissant à l'envers de leur sous-jacent. J'en avais parlé ici des trackers comme le Lyxor XBear CAC 40 qui réagissent à l'inverse d'un indice boursier. Par exemple le CAC est maintenant à 1.14% de hausse, le tracker est à -2.37% (il y a un effet levier de 2 je pense sur ce tracker).

Voilà on se retrouve demain avec une petit introduction sur les analyses que l'on peut faire avec les chandeliers japonais.

Bonne fin de journée à tous.


mardi 6 juillet 2010

Welcome to the jungle n°31

Re-bonjour à tous! Depuis quelques temps je souhaitais vous parler de choses que vous connaissez tous mais que vous avez du mal à appréhender étant donné l'opacité qui entoure tout ceci, je veux vous parler des taxes, impôts et cotisations. Le but ici n'était pas de faire un calcul scientifique mais plutôt d'avoir une estimation de combien l'état prenait sans mon consentement ou dit autrement d'avoir une estimation du taux de coercition de l'état. Pour cela je me suis basé les calculs d'un site que je connaissais auparavant: Salaire complet créé par l'association liberté chérie. Pour parvenir à créer ce site ils ont travaillé pendant deux ans avec des experts comptables. La multiplicité des taux, des agences, des taxes rend très compliquée la lecture d'une feuille de paie, c'est pourquoi ils ont souhaité vous ouvrir les yeux.

Alors comment ai-je procédé?

1- Le choix et l'analyse des salaires

Comme le site salaire complet le propose, j'ai pris les trois salaires les plus marquants: moyen, médian et smic. Le site salaire complet m'a donné les différentes ponctions prises sur les salaires. On pense souvent que le salaire brut est le salaire complet, c'est une erreur fondamentale, le véritable salaire complet c'est le salaire brut auquel on ajoute les charges patronales. Lorsqu'un patron vous engage, il calcule combien vous allez lui coûter au total et pour cela il calcule le salaire complet, il ne se sert pas du brut. Grâce à ce site vous pouvez donc savoir quel est votre salaire complet et quels sont les montants ponctionnés.


2- Le train de vie

Pour cela je me suis servi des chiffres du journal du net.
Les français épargnent en moyenne 15% par an. Pour le calcul des impôts j'ai pris le cas d'un célibataire et pour simplifier j'ai pris les données de ce site.
Pour ce qui est des taxes locales, je me suis référé au magazine Capital.


3- Le salaire possible

Ce que j'entends par salaire possible, c'est le salaire que nous pourrions avoir si l'état était correctement géré. De nombreux pays de l'ex-union soviétique sont passés à la flat taxou à des taux d'imposition très bas comme la Bulgarie (10%) et ont vu leurs recettes fiscales augmenter! En France, 50% des ménages ne paient l'impôt sur le revenu, chacun doit payer selon ses moyens. Avec la flat tax, il y a un taux unique de 15% pour la TVA (taux minimum fixé par l'Europe) et de 15% d'impôts pris à la source. Ce système est équitable, tout le monde paye selon ses revenus (pourcentage), cela clarifierait la fiscalité française qui est une des plus complexe au monde et permettrait de faire d'énormes économies pour la collection de cet argent.

La sécurité sociale ne serait plus et elle deviendrait privée. Chacun d'entre nous cotiserait à une assurance santé privée. Nous le faisons déjà avec les complémentaires santé, la plupart des français en sont satisfaits pourquoi ne seraient-ils pas satisfait avec une assurance santé privée globale? L'exemple Suisse est à prendre en compte. Il y faut impérativement cotiser pour un minimum de couverture auprès d'une assurance privée, la même assurance pouvant aussi couvrir les compléments. Il faut compter environs 200 euros tout compris (de base + complémentaire assez complète). Revers de la médaille, il n'y a plus d'ayant droits, il faut donc aussi cotiser pour les enfants mais cela n'est pas hors de prix, il existe des packages familles bons marché. Certains pensent que cela serait une catastrophe mais que je sache le niveau de santé des suisses est très loin d'être mauvais, il doit être certainement meilleur que le nôtre même si les espérances de vies sont exactement les mêmes (84.4 ans)

Une assurance chômage privée. Les coûts sont assez élevés, en baissant les coûts nous aurions une assurance chômage moins chère et certainement plus efficace. En effet, une assurance chômage privée vous accompagnerait bien mieux vers l'emploi lors de vos périodes de chômage, elle aurait tout intérêt à ce que vous retrouviez un emploi le plus rapidement possible afin de garder ses bénéfices. Le suivi serait bien meilleur qu'aujourd'hui, les employés bien plus aux faits des attentes du marché (le pôle emploi étant bourré de fonctionnaires n'ayant jamais cherché d'emploi eux-mêmes), la recherche d'emploi serait moins longue et certainement moins traumatisante.

4- La retraite par capitalisation

Le sujet est sensible ces temps-ci, c'est le moins que l'on puisse dire.  Notre système de retraite par répartition pouvait fonctionner dans les années 50, lorsqu'il y avait 4 actifs pour 1 inactif mais aujourd'hui nous nous approchons du 1 actif pour 1 inactif, le système est proche de la banqueroute. Au jour d'aujourd'hui, lorsque vous cotisez, votre argent part directement sur les comptes des retraités, vous ne capitalisez pas, c'est à dire que les caisses de retraites ne mettent pas votre argent en lieu sûr en attendant votre retraite. En France, vous partez avec environs 60% de votre dernier salaire (en fait c'est un calcul fait sur les meilleures 25 années de votre carrière), ceci est valable pour le privé. Dans le public ils se basent sur les 6 derniers mois et je pense pouvoir dire que si le calcul était fait sur les mêmes bases que dans le privé, les retraites des fonctionnaires seraient bien moindres. Le sport national chez les fonctionnaires français c'est d'attribuer des postes bien rémunérés pour la fin de carrière, afin qu'ils partent avec le pactole. De plus, les retraites des fonctionnaires étant fortement déficitaires, l'état a tendance à rallier quelques professions publiques sur les caisses du privé mais en gardant toujours les avantages des fonctionnaires! Pour résumer, les salariés du public se font voler sans rien dire.

La retraite par capitalisation permettrait, une fois encore, d'assainir tout cela. Chacun paierait un certain pourcentage par mois pour cotiser à leur caisse de retraite. Il y a fort à penser que votre entreprise s'affilierait à une caisse privée de retraite et vous ferait cotiser à celle-ci, libre à vous de cotiser davantage. A chaque changement d'entreprise votre argent serait transféré vers la nouvelle caisse de retraite. Il serait également possible d'utiliser une partie de cet argent pour l'achat d'un domicile, ce qui est une sorte de placement sur l'avenir également. Mais le meilleur reste à venir, dans les classeurs excels vous verrez qu'en cotisant la même somme qu'actuellement à un taux de 4% annuel, qu'en cotisant 40 ans, qu'en prenant l'INTEGRALITE, j'ai bien dit l'INTEGRALITE de votre salaire net en guise de pension, vous continueriez à gagner de l'argent! En effet, les intérêts mensuels seraient plus élevés que votre pension. Imaginez le confort de vie que vous pourriez avoir! De plus vous pourriez laisser à vos enfants cet argent pour les aider dans leurs vies. 



Vous allez voir que malgré l'approximation les chiffres sont tout bonnement incroyables. En ce qui concerne le salaire et le décryptage de la fiche de paie, il ne peut y avoir contestation, le travail mené par l'association liberté chérie ne peut souffrir d'aucune contestation, d'ailleurs depuis que le site est en ligne (voilà quelques années), personne n'a remis en cause la validité des chiffres énoncés.
En ce qui concerne le train de vie, c'est de la moyenne basée sur des chiffres officiels, le cas de chacun ne saurait avoir valeur d'exemple, j'ai donc décidé de prendre la moyenne.
Les myriades de petites taxes ne sont pas prises en compte, j'ai beau être comptable à la base, le travail n'était pas ici de faire dans l'exactitude mais plutôt de faire une approximation pour donner une idée.
Les taxes locales peuvent être celles que vous payez chaque année.
Le propos était de démontrer que nous pourrions vivre bien mieux et certainement plus heureux si nos dirigeants élus et nos armées de fonctionnaires avaient fait les bons choix. Certains diront que ce n'est pas si terrible que cela, à ceux-là, je leur demande de regarder le graphique ci-dessous, la France occupe la première place du Tax Misery Index devant la Chine! Que tous ceux qui liront ce billet le sache, OUI nous sommes le pays le plus taxé au monde et OUI malgré cela nous empruntons à tours de bras toutes les semaines!
Voici donc les trois fichiers que vous pouvez télécharger:

Si votre salaire suppose une subvention Fillon c'est le classeur excel SMIC qu'il vous faudra utiliser.

Comment utiliser ces fichiers?

1- première page: Estimation
Il vous suffit d'aller sur le site Salaire Complet et y mettre les données  dans le tableau "Salaire"
Epargne, vous pouvez changer votre taux d'épargne, il est de base à 15%, ce qui est la moyenne nationale.
Pour l'impôt sur le revenu, il suffit de mettre ce que vous payez ou le calculer rapidement sur ce site.
Pour les taxes locales, c'est là encore à vous de mettre ce que vous payez ou prendre la moyenne de votre ville sur le site de Capital
Vous pouvez également changer vos dépenses selon ce que vous dépenser, ici les données sont les moyennes nationales.

2- deuxième page: salaire possible
Tout en haut vous trouverez le même tableau "salaire" que vous avez rempli sur la première page
le salaire possible est basé comme expliqué plus haut sur un impôt forfaitaire pour tous de 15%
la retraite par capitalisation, je reprends ce que vous payez actuellement afin que vous puissiez comparer avec ce que vous toucherez lors de votre retraite et ce que vous pourriez toucher si la retraite était par capitalisation en France.
L'assurance maladie, basée sur une seule personne, d'à peu près 30 ans et comprend l'assurance de base plus la complémentaire. Le chiffre provient des assurances privées suisses. Si vous avez des ayants droits comme des enfants, je vous suggère de rajouter 100 euros par enfant.
Assurance chômage, je pars du principe qu'elle sera de 20% moins chère que la publique. Moins de frais de gestions, un retour à l'emploi plus rapide, donc des cotisations moins importantes.
La TVA serait généralement de 15%, ce qui est le minimum imposé par l'Europe (sauf taux spéciaux).
Vous avez ensuite la différence entre votre véritable salaire actuel et ce qu'il serait possible d'avoir si l'état français avait été mieux géré.

3- troisième page: Retraite possible
Voilà le plus détonnant de ce travail. Vous allez rapidement comprendre qu'avec un taux assez bas et en cotisant tout le long de votre carrière à une caisse de retraite privée, vous pourriez partir avec la totalité de votre salaire net (si celui-ci ne change pas avec le temps ou en prenant une moyenne) pour le restant de vos jours ou prendre davantage! 
Vous pouvez changer les intérêts, la base de cotisation, la durée ne peut être changée par contre ou alors il vous faudra modifier la quatrième page (ce qui reste assez simple), le montant de la pension.
la totalité de vos cotisations s'affiche automatiquement, si vous avez modifié la duré, il vous faudra changer ce chiffre à la main.
4- quatrième page: capitalisation
Cette page sert de page de calcul pour connaître le total de vos cotisations. Comme expliqué précédemment, vous pouvez enlever des années facilement, il vous suffit de les effacer ou encore plus simple, prendre l'année qui vous convient (le calcul est ici mensuel ne l'oubliez pas) et reporter ce chiffre sur la troisième page à "totalité de vos cotisations en fin de carrière".

5- cinquième page: pension
Sur cette page, vous pouvez voir l'évolution de votre capital en fonction du temps. Durant votre retraite, votre capital continue de travailler et continue de vous rapporter. Si le montant de votre pension n'excède pas le montant des intérêts mensuels que vous rapporter votre épargne, alors votre capital grandira et vous pourrez vivre de votre retraite jusqu'à la fin de vos jours. Au moment de votre décès vous pourrez léguer à vos enfant cet argent afin de leur donner un coup de main ou en faire ce que bon vous plaira.

En guise de conclusion, on remarque que même en payant des impôts relativement élevés, le train de vie des français pourrait être bien meilleur. Un gain de pouvoir d'achat, une meilleure retraite et la possibilité d'avoir plus d'opportunités dans la vie. Nos élus ont fait n'importe quoi et regardez les chiffres! lorsque l'état a pris toutes les cotisations, taxes et impôts il ne vous reste plus que 40% de votre salaire complet. L'état vous prend en moyenne 60% de ce que vous gagnez sans JAMAIS vous demander votre avis, cela ne vous choque pas? moi si!

Cette analyse est assez globale et je le répète a pour but de donner une estimation et non une exactitude. Peut-être vous fera-t-elle réfléchir quand à la vie que vous pourriez avoir si l'état français et ses technocrates avaient gérer la France en bons pères de famille. J'espère que quelques uns d'entre vous prendront la mesure de ses prélèvements et commenceront à penser que tout ceci n'est pas normal.

Bonne fin de journée à tous.


Eviter de payer des impôts est la seule recherche intellectuelle gratifiante.
John M. Keynes

Welcome to the jungle n°30

Bonsoir à tous, avant de vous poster tout-à-l'heure ce dont je vous parlais vendredi, voici un petit billet à propos de la dette. En effet, cela faisait un moment que je n'en avais pas parlé sur ce blog et pourtant les choses avancent!

Avant de poursuivre je vous propose trois articles sur ce sujet et plu particulièrement sur la dette française et cela devient inquiétant mais justifié.


Après la lecture de ces trois articles vous devriez vous dire que quelque chose ne tourne pas très rond, d'un côté notre dette commence à inquiéter les investisseurs qui ont tendance à vouloir se couvrir davantage contre un risque de défaut de la France (ce que j'approuve). D'un autre côté, nous avons une ministre de l'économie (avocate à la base et énarque) qui tente de rassurer les derniers incrédules en leur vendant sa ri-lance qui personnellement me fait ri-goler. 

Attention! Ne croyez pas que tout le monde soit en faveur de la rigueur. Beaucoup d'économistes se prononcent en faveur de la relance, en faveur d'aides à l'économie par des stimuli de la part des gouvernements car cela pourrait amener des extrêmes à sortir leur épingle du jeu. En France, il n'y a AUCUNE étude qui ait donné des chiffres concrets quant aux effets de la relance de Nicolas Sarkozy ou de tout autre relance par le passé. M'est avis que si une telle étude était faite, cela montrerait l'inefficacité d'un tel dispositif. Les Keynesiens, à l'instar de Krugman (cet "économiste" est devenu ma tête de turc attitrée) vont continuer à pousser les états vers l'endettement et l'insertion de l'état dans l'économie afin qu'eux-mêmes continuent d'avoir des fonds pour leurs recherches et surtout pour continuer d'exister. Les idées keynesiennes sont formidables pour les politiques, cela leur permet de se poser en sauveurs de l'humanité (voir Nicolas Sarkozy) qui, grâce à leurs plans de relance coûteux, sauvent l'économie, les peuples et bientôt la terre entière.
Ce qui est intéressant c'est qu'en Europe, bon nombre de pays prennent conscience de la cure d'amaigrissement nécessaire afin de remettre les finances des états dans les rails de Maastricht (très belle ville au demeurant), la France, comme d'habitude, rêve. Madame Lagarde nous annonce des chiffres basés sur une croissance de 2.5% en 2011, je ne sais pas vous, mais là j'ai envie de ri-goler. Je vous propose de voir ces graphiques.

source: Wikipedia

Sur ce graphique représentant les taux de croissance du PIB français depuis 1978, on remarque qu'en 30 ans le PIB a dépassé les 2.5% seulement... 8 fois et uniquement lors de période économiques fastes! Alors quand Madame Largarde nous annonce 2.5% en 2011 je peux me permettre de ri-goler.

Ensuite comparons notre taux de croissance avec celui des USA:
Source: jpchevalier.com

Ce graphique est exprimé en trimestre. On remarque que depuis 1986, la France a eu une croissance supérieure à celle des USA que 13 fois, c'est à dire 3 années au total sur 24. Regardez aussi leur performance lorsque l'économie se porte bien, elle est toujours bien supérieure à la notre dans les débuts d'ères prospères. Nous ne les rattrapons qu'à la fin des périodes économiques fastes, avant que tout s'écroule et ce phénomène s'amplifie.

La dette française commence à inquiéter, les effets de la crise sont encore loin d'être passés en Europe, plusieurs états font de gros efforts afin que les choses aillent mieux le plus rapidement possible, en France, c'est "tout va bien". Les allemands pour qui tout n'est pas catastrophique font pourtant de gros efforts, je vous laisse juge de l'attitude française...


Je terminerai avec une citation de Jefferson qui devrait en faire réfléchir certains:
Si tu es prêt à sacrifier un peu de ta liberté pour te sentir en sécurité, alors tu ne mérites ni l'une ni l'autre.
Thomas Jefferson

vendredi 2 juillet 2010

Welcome to the jungle n°29

Bonjour à tous! Mais où est Chuck Norris? Il a dû certainement quitter les marchés tellement la chute est forte et nous arrivons à un point sensible: un support. En tout cas, c'est le cas du CAC40.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas fait de petite analyse technique mais aujourd'hui elle est assez intéressante. Le CAC40 a fait une chute assez importante ces derniers jours. Ce qui est intéressant c'est qu'aujourd'hui on rebondit sur le support comme vous allez le voir sur le graphe.

Le support se situe autours des 3300 points mais surtout on voit que la Stochastique est en position "survendue". La stochastique est un indicateur que j'aime utiliser pour anticiper un peu, il est rapide mais j'aime aussi avoir la confirmation avec le RSI 10 jours (normalement de base c'est 14), cela rend le calcul plus rapide, je pousse parfois jusqu'à 7 jours ce qui le rend plus rapide à donner des indications mais j'y perds le côté confirmation de la stochastique.

Donc la stochastique cet indicateur assez court terme indique que nous sommes en survendu, le RSI est proche des 30 points donc proche du survendu mais là nous sommes dans le court terme. On pourrait penser avec ces deux indicateurs que nous allons avoir une remonter, elle a eu lieu aujourd'hui, c'est timide et pourrait se poursuivre encore lundi voir mardi mais pas plus loin. Qu'est-ce qui me fait dire cela? Le MACD, cet indicateur un peu plus lent montre une tendance un peu plus long terme et les deux lignes viennent de se croiser, c'est un signal de vente. Le CAC40 devrait donc continuer de baisser.

Encore un autre indice baissier encore plus long terme, les moyennes mobiles. Les moyennes mobiles 50 jours et 100 jours sont passées sous celle des 200 jours, cela montre clairement un retournement de tendance long terme.

Alors que penser? On pourrait avoir un petit rebond pour des prises de profits qui se concrétisera par un RSI rebondissant sur le plancher des 30 points (0 à 30 points étant la limite de survente), la stochastique pourrait voir ses courbes se croiser rapidement. La MACD montre clairement la baisse à venir sur le moyen terme et long terme les moyennes mobiles montrent la baisse. Si le support des 3300 points est franchi on se dirigera alors vers le prochain qui est à 2975 points. 

Si le seuil des 3300 est franchi et il y a fort à parier qu'il le sera à cause des mauvaises nouvelles économiques, il faudra shorter car la marché sera fortement baissier. En attendant les marchés pourraient être calmes quelques jours avec un rebond assez logique sur les 3300 points. On peut jouer la baisse du CAC40 avec un produit dérivé (dans ce cas un tracker) qui suit les mouvements du CAC40. Le Lyxor Xbear CAC40 est celui qui a le plus de volume sur le marché parisien et permet donc d'acheter ou vendre facilement. Attention il réagit à l'inverse du CAC, lorsque le CAC40 (ce qu'on appelle le sous-jacent) baisse, le produit monte! De plus il est disponible au SRD. 

Soyez donc à l'affût! Il se pourrait que ces prochains jours soient intéressants du côté des indices!

Pendant ce temps, les mauvais nouvelles économiques font remonter l'euro mais il y a fort à parier que cette remontée soit de courte durée. L'euro va continuer de s'affaiblir et il y a là encore une belle opportunité pour ceux qui sont sur le Forex.

Je reviendrai lundi ou mardi avec une petite chose que je prépare depuis quelques temps déjà et qui devrait vous surprendre! En attendant, c'est le week end, il fait beau, il fait chaud, moi je sors!

Bon week end à tous et à Lundi!! (ou Mardi)

mardi 29 juin 2010

Hommage à Nicolas Hayek

Bonjour à tous, aujourd'hui c'est avec tristesse que j'apprends la mort de Nicolas Hayek, le fondateur du Swatch Group. Ici il n'est point question d'énumérer ses faits d'armes mais plutôt de lui rendre un bien modeste hommage. Le monde de l'horlogerie perd son sauveur et un de ses membres les plus emblématique. Celui qui était arrivé en Suisse sans un sou et qui par le travail avait réussi à créer le plus grand groupe horloger au monde est décédé hier dans ses bureau. Tout un symbole que le lieu de son décès, il était connu pour être un bourreau de travail et considérait que la retraite c'était la mort. C'est à 82 ans que ce grand amateur de cigare nous quitte mais il laisse derrière lui un héritage incroyable.


Etant moi-même un passionné d'horlogerie, c'est tout naturellement que je souhaitait écrire ce modeste hommage pour celui qui a su remettre sur les rails l'industrie horlogère dans les années 80. ce qui me permet  aujourd'hui d'admirer ces magnifiques objets. Peu de gens s'intéressent à ces garde-temps et ne voient en les montres que des objets luxueux utiles à montrer leur réussite. Je ne suis pas de ceux-là et Nicolas Hayek ne l'était pas non plus. Combien d'entre vous connaissent les montres Omega, une grande partie j'imagine, par contre saviez-vous que cette fameuse marque de Bienne en Suisse faisait partie du Swatch Group? Certainement un peu moins. Le Swatch Group ce sont plus d'une vingtaine de manufactures horlogères dont Breguet, Blancpaint, Longines et bien d'autres mais c'est aussi ETA une compagnie de fabrication de mouvements pour montres mécaniques.

Ce visionnaire qui savait avant tout le monde ce qui allait marcher demain quitte ce monde et a réussi ce qu'Abraham Breguet n'avait pas réussi avant de mourir: réaliser la Marie-Antoinette.

Il aimait à dire qu'il se reposerait une fois mort, reposez en paix Monsieur Hayek, vous laissez derrière vous un héritage incroyable et nul doute que vos estocades médiatiques, votre franc parler ainsi que votre fabuleuse réussite resteront dans les livres d'histoire.

                                                    Nicolas Hayek et la Marie Antoinette

jeudi 24 juin 2010

Welcome to the jungle n°28

Bonjour à tous. Je souhaiterais aujourd'hui me servir de mon blog pour répondre à l'un de mes anciens profs du temps où j'étais étudiant. Récemment, ce professeur a publié dans le journal Le Monde un article que vous pourrez trouver ici. L'article possède un titre pour le moins aguicheur pour quelqu'un qui, comme moi, estime que la dette des états keynesiens est le fléau de ce début de siècle. Mon ancien professeur, qui fut gérant, semble oublier qu'il enseigne la gestion de portefeuille et donc les mécanismes de marché. 

Alors pourquoi cette photo d'Obi Wan Kenobi? Le parallèle entre Star Wars (dont je suis un fan absolu) est assez simple et les fans comprendront. Keynes, dans son livre "la Théorie Générale" assure que les états doivent intervenir dans l'économie lors de crises, l'impatience, l'arrogance, la colère, la jalousie, l'utopie... Les économistes comme Krugman, si chers à mon professeur, tirent les ficelles et appliquent à la lettre les principes Keynesiens: "continuons d'endetter l'état, cela n'a finalement pas d'importance, In the long run we all die comme disait Keynes". Mais se sont-ils demandé d'où venait cet argent? Ces économistes n'ont aucune patience, aucune lucidité, ils vouent une haine farouche à ceux qui pensent qu'il faut laisser faire les choses, ils sont le côté obscur. Combien de fois j'ai vu la colère envahir quelques personnes socialistes et convaincus de leur fait lors de conversation toutes simples sur l'actualité? A tous les coups. Oui ce sont bien les représentants du coté obscur, ceux qui ne pensent qu'à se sauver eux-mêmes et ont le mépris d'autrui ne rêvant que de lui imposer règles et lois et au final de lui priver de sa liberté. 

Parce que la patience, le respect des autres, la sagesse font partie des attributs de ceux qui, à l'inverse des keynesiens, pensent que les individus ont le pouvoir de gérer leur vie. La liberté est une notion qui m'est chère, elle fait partie de mes principes de vie, depuis que j'ai pris conscience des valeurs qui lui sont associées je me sens plus en paix avec moi-même, je suis individualiste et non égoïste. Hayek résuma parfaitement cette différence dans son ouvrage La Route de la Servitude: "L’individualisme prôné ici est la reconnaissance de l'unicité de tout homme - qui ne signifie pas égoïsme (egotism or selfishness), il va de pair avec la liberté économique qui permet un accroissement aussi bien des richesses que du progrès scientifique, si bien que le laissez-faire permet une augmentation du niveau de vie sans pareil.". 

Cher professeur, je ne tiens pas à vous manquer de respect en rédigeant ce billet, je cherche simplement à exprimer une différence de point de vue et j'espère que vous ne prendrez pas mal cette initiative. 
Partout dans les médias c'est le même discours : les Etats doivent impérativement se serrer la ceinture. A les écouter, il n'y a pas d'autres alternatives : il faut à tout prix rembourser les dettes, sans quoi, les marchés sans pitié se chargeront de nous ruiner. C'est une erreur majeure.
C'est donc par ces mots que vous débutez votre article. L'État français aurait-il l'intention de se serrer la ceinture? Aux dernières nouvelles, l'État souhaite simplement pratiquer le status quo  en terme de dépenses et par le retour de la croissance (hypothétique) ramener le déficit dans les critères de Maastricht. Bien sûr en dehors de la France des pays comme le Royaume-Unis vont baisser drastiquement les budgets (25% au Royaume-Unis) et semblent penser que oui, il faut à tout prix rembourser la dette. Je vous engage à discuter avec des Argentins qui se feront une joie de vous expliquer que même encore aujourd'hui, ils ressentent encore les effets de la faillite de leur état et cela date de 2001. La dette doit être remboursée car elle est financée par l'épargne, beaucoup de produits financiers proposés dans les banques de détail contiennent de la dette française et grecque notamment. Si l'État français ne rembourse pas ses dettes, il y a fort à penser que bon nombre de français se retrouveront dans une situation peu enviable. Selon vous les marchés sont sans pitié, ceci est une rhétorique typique des Keynesiens qui ne parviennent pas à comprendre les tenants et aboutissants du marché libre. Keynes lui-même n'était pas avare de termes plutôt crus pour qualifier ce qu'il ne comprenait pas, l'expression "instinct animal" pour parler de l'envie de l'homme de prendre des risques continue de me choquer encore aujourd'hui. Le marché, c'est vous, c'est moi, tout le monde, le monde entier serait-il sans pitié à votre avis? Des institutions, d'autres états, des particuliers ont fait confiance à la France et vous souhaiteriez que ceux-ci ne sanctionnent pas ce pays en faisant défaut? Ceci me semble tout à fait saint de sanctionner justement un État qui rompt un contrat, car une dette est un contrat cher professeur, en l'échange de devises, l'État s'engage à rembourser le capital et les intérêts.

Ces politiques de rigueur et d'abdication face aux marchés nous conduiront droit à la ruine. Pour le comprendre, il faut revenir à l'origine de nos problèmes. Oui, la crise est due à un endettement excessif des économies occidentales. Mais les Etats n'en sont pas les principaux responsables. Dans la plupart des pays, c'est l'endettement des banques et des ménages qui nous a mené au bord du gouffre. L'intervention salutaire des pouvoirs publics a alors permis d'éviter le retour de la Grande Dépression. Le système bancaire a été sauvé in extremis et les plans de relance ont empêché l'économie de s'effondrer sur elle-même. Evidemment, ces actions ont provoqué une explosion de nos déficits publics. Il fallait casser la spirale déflationniste qui menaçait. Banquiers et ménages ont ainsi passé la "patate chaude" de la dette aux pouvoirs publics.
Les État souhaiteraient pouvoir manipuler les marchés, les faire abdiquer devant leur grande puissance. Quelle arrogance! Comment une poignées d'hommes et de femmes assoiffés de pouvoir et de gloire futile, dont le seul rôle est de donner l'illusion à des millions de personnes qu'ils sont capables de gérer la situation, pourraient donner des leçons aux marchés qui ne sont que l'expression instantanée de la volonté des individus? Selon vous les États ne sont pas responsables, et les fautifs sont les banques et les ménages? N'est-ce pas la faute de cette économie Keynesienne plutôt? L'accumulation des dettes est due à cette volonté du tout et tout de suite, de cette nécessité de consommer quel qu'en soit le prix. La patience n'a jamais été une vertu des keynesiens, il leur faut calculer le futur pour l'anticiper aujourd'hui. Que l'on me nomme l'homme politique qui n'aurais jamais prononcé cette formule "avec le retour de la croissance...". Cela fait 35 ans que la croissance française est molle et quasi inexistante. A qui la faute? les ménages à qui l'on prend sans leur avis jusqu'à 70% de leur salaire en taxes, impôts et cotisations sociales (je peux le prouver si vous le désirez)? Les ménages obligés de s'endetter sur des décennies pour s'offrir un toit parce que l'État soit-disant bienveillant ne fait que multiplier les lois sur l'immobilier et donc bride le marché pour maintenir les prix le plus haut possible. 

Les banques se sont endettées, qu'elles en paient le prix. Les États et les contribuables n'avaient pas à leur prêter de l'argent afin qu'elles puissent survivre. Nous sommes nombreux à penser que la crise se serait réglée en trois ans si les États n'étaient pas intervenus, au lieu de cela, ils ont dépensé des sommes folles pour des effets inexistants (où est la croissance, la fin de l'augmentation du chômage?). Au lieu de cela, la crise va durer car nous repartons sur des bases souillées. De toute façon, la faute n'est pas exclusive aux banques. Les causes de cette crises sont bien plus complexes et vous ne m'en voudrez pas de les résumer rapidement. Après l'éclatement de la bulle internet, la FED décide de ramener ses taux à 1% et ne les remonte pas assez vite, dans le même temps l'administration Bush veut une Amérique de propriétaires et pousse des établissements comme Freddie Mac et Mae à donner des crédits (à taux flottant je précise donc sujets à monter) à des personnes qui ne rentrent pas dans les critères normaux d'obtention de crédit. Tout le monde savait qu'à la remontée des taux ces personnes ne pourraient plus payer leurs crédits. Tous pensaient qu'ils saisiraient alors les biens et les revendraient plus cher et donc en tireraient profit. Pour se protéger, ils ont créé les subprimes, ces produits estampillés sans risques par les agences de notations car ils contenaient que peu de ces crédits pourris et beaucoup de dettes saines. L'immobilier s'est effondré, les taux très élevés ont précipité les gens dans la rue car ils ne pouvaient plus payer leurs échéances, les banques se retrouvaient avec des biens invendables sur les bras et donc des dettes non remboursées. L'État est le premier responsable de ce chaos de part ses décisions ridicules tout en sachant ce qui pouvait arriver et a attisé l'envie de profit des établissements bancaires sans scrupules. Ces erreurs auraient dû se payer cash, les banques auraient dû faire faillite, les banques ont pris des risques, elles ont perdu et auraient dû assumer leurs pertes. Au lieu de cela, elles ont fait appel à l'État qui a alors accepter de mutualiser les pertes et là encore l'État fait une monumentale erreur. Même si ces aides sont sous forme de prêt, les états ont dû s'endetter pour sauver les banques, lorsque les banques ont remboursé cet argent, il n'a pas servi à rembourser la dette occasionnée, il a servi à tout autre chose (et là aucune idée). L'État a poussé des banques à s'endetter, les ménages à s'endetter au-delà du raisonnable, les ménages croyant les hommes politiques, les banques étant certaines de l'appui des États, elles se sont retourné par la suite vers leurs protecteurs. Pour les Keynesien,s pas de crédit, pas de consommation, pas de croissance, quelle erreur... 

Comment en est-on arrivé là ? La responsabilité est à chercher du côté des politiques de libéralisation instaurées sur l'ensemble de la planète depuis les années 1970. Selon leurs partisans, personne mieux que les marchés, ne pouvait orienter les choix des agents économiques. Il convenait donc d'ôter toute entrave susceptible de les réguler, en particulier les contrôles et autres règles prudentielles instaurées après la crise de 1929. Cette dérégulation a permis l'accumulation de risques délirants dans le système financier. Un deuxième élément est à chercher du coté de la libéralisation des échanges. Chine, Japon et Allemagne ont engrangé des excédents sur le reste du monde et les ont recyclés vers les pays déficitaires, finançant ces derniers et favorisant ainsi leur endettement excessif. Enfin, la libre circulation des capitaux a provoqué un phénomène de dumping fiscal en faveur des entreprises et des plus riches. A partir des années 1980, la répartition de la richesse s'est faite au profit des détenteurs de capitaux et des fractions les plus aisées de la population. Chômage et augmentation des inégalités ont poussé les classes moyennes à s'endetter de plus en plus, tout en réduisant les recettes de nos systèmes de protection sociale. Ces éléments expliquent l'accroissement massif de la dette dans nos pays.
Dans ce paragraphe, certains lecteurs peu avisés pourraient croire que durant les années 70 on a laissé les marchés sans règles, sans États ni maîtres pour les brider les diriger, c'est bien entendu complètement faux, il existe des règles, des lois au sein même de l'Europe, BâleII et MiFID devraient vous être familier, MiFID est une directive cadre de l'Union Européenne, donc non, les établissements bancaires et les marchés financier ne sont pas livrés à eux-même et je précise tout de même que nous sommes loin de la perfection en matière de règles bancaires, cela dit elles pourraient être le fruits de négociations en-dehors de la sphère étatique.

Ceci étant dit, attaquons-nous maintenant à votre idée de la répartition des richesses. C'est une approche presque collectiviste de la chose si je puis me permettre cher professeur. Pour vous seuls les plus riches, les détenteurs du capital (quel mot vulgaire n'est-ce pas?) se sont enrichis sur le dos des plus pauvres. Quelle vision manichéenne que la vôtre, car si les riches se sont enrichis, les pauvres aussi, comparez le début du XXème siècle et le début de celui-ci et vous comprendrez très rapidement. Une grande partie de la population française peut se payer un abonnement internet, téléphonie mobile, une télévision et est logée. Bien sûr il y a encore de la pauvreté mais d'où vient-elle? J'imagine, par vos propos, que cette misère provient de l'exploitation des pauvres par les riches. Personnellement je vois cela autrement. Dans ce pays qu'est la France, l'État prend 53% des richesses produites et toutes ces richesses ne produisent rien, c'est de l'argent brulé. Laissez cela aux populations, ils en feront certainement une bien meilleure utilisation que les hordes de fonctionnaires obnubilés par leurs "acquis sociaux" et qui, à la moindre tentative de les restreindre, prennent les français en otages (SNCF, écoles, poste, etc...) ou que les politiques qui ne cessent de voter en leur encontre toujours plus d'avantages et utilisent l'État à des fins personnelles (les exemples sont nombreux depuis 30 ans).

Le chômage et les augmentations des inégalités, en ce qui concerne le chômage, je vous laisse consulter les vidéos du professeur Serge Schweitzer qui le fera bien mieux que moi:
Les inégalités, le mot est lâché, ce mot que nous voyons partout, ce mot qui exprime la jalousie de tant de personnes qui ne souhaitent que s'accaparer les richesses de ceux qui les ont produites. L'égalité, voilà une idée bafouée par les innombrables socialistes, keynesiens, marxistes, cette idée que nous devrions tous être égaux devant le droit s'est transformée en égalité en tous points. Je me permets de vous rappeler le premier article de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen: "Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l'utilité commune". Les inégalités sont inéluctables, fruits de la nature elle-même. En biologie on vous apprend que la biodiversité c'est bien, que les inégalités engendrent le mouvement et le développement de nouvelles espèces ou encore d'évolutions génétiques pour palier à ces inégalités. Ne pourrait-on pas penser que les individus pourraient développer librement les éléments qui leur permettraient de palier à ces inégalités? L'État dans sa grande mansuétude a souhaité trouver les éléments de réponse lui-même, mais comment adapter les réponses lorsque chacun d'entre nous aurait sa propre réponse à son cas précis selon ses propres attentes? Le consensus mou venait d'être créé. Car c'est en cherchant des solutions au bienêtre que vient le progrès cher professeur, les innovations sont le fruit des volontés des individus pour améliorer leur quotidien. Le propre de l'homme est de se servir de ses différences pour avancer, certains ne souhaitent pas s'en servir et en souffre, d'autre prennent le risque et ont la volonté d'évoluer. L'État a voulu aller à contre sens des règles naturelles en souhaitant créer un paradis artificiel sous perfusion et a rendu une grande partie de ses sujets accrocs à ses interventions si bien qu'ils ne sauraient vivre sans. Les accrocs ont toujours besoin de davantage de services publics, d'aides et autres allocations qu'on leur donne en échange de rien, les politiques en bons dealers leur promettent toujours plus pour rester leur dealer jusqu'au jour de l'overdose de dette, ce jour approche comme un mur inébranlable. la France est devenu un pays au sein duquel les droits se multiplient et les devoirs s'envolent un à un. Lafayette, rédacteur de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen, s'en retournerait dans sa tombe, les droits sont issus de la loi et non l'inverse, c'est une des raisons de la faillite de l'Europe.

Ce constat posé, que faire pour sortir de l'impasse dans laquelle nous ont conduit trente années de dérégulation ? Vouloir y répondre par la rigueur est un contresens économique dramatique. Si tous les Européens suivent l'exemple de l'Allemagne, c'est le remake de 1929 assuré. La rigueur provoquera une chute de la consommation et la déflation suivra. La dette sera encore plus lourde à supporter et nous ne pourrons éviter des conflits commerciaux entre pays. Nous avons la connaissance, le devoir et les moyens d'éviter les erreurs de nos aînés. Le soutien à l'économie est indispensable, tant que la croissance n'aura pas repris de manière plus vigoureuse. A cet égard, l'attitude de l'Allemagne est cruciale. Nos amis allemands ne peuvent plus se contenter de faire reposer leur prospérité sur la consommation de leurs voisins. Ils doivent assumer leur rôle de première puissance de la zone Euro, en étant un élément moteur de cette relance.
Si nous en sommes arrivés là cher professeur, c'est bien parce que la rigueur n'est pas intervenue avant, c'est bien parce qu'il fallait toujours davantage pour entretenir un système social à la base voué à l'échec. Par exemple, les systèmes de retraite par répartition ne sont ni plus ni moins que des systèmes Ponzi ou Madoff, comme vous voulez. Le contresens économique serait de faire comme vous le préconiser cher professeur. Alléger les dépenses permettra aux ménages de maintenir leur train de vie, aux entreprises d'investir et de créer davantage de richesses, laissez à ceux qui produisent le fruit de leur labeur et écartez de votre chemin ceux qui ne souhaitent que vivre qu'au travers de la coercition. Alan Greenspan dont la science économique est immense (même s'il ne l'a pas utilisé suffisamment lors de son passage à la FED) dit ceci, qui est strictement le contraire de votre point de vue et sans vous faire offense je me range à ses côtés:
« Je crois que les craintes de ce qu’une contraction budgétaire induise une nouvelle baisse de l’activité économique ne sont pas fondées. La tendance actuelle des dépenses est si pressante qu’il est hautement improbable qu’aucune restriction budgétaire politiquement réalisable déchaîne les forces déflationnistes. Je ne crois pas que nos législateurs ou d’autres soient conscients du degré de dégradation de nos freins fiscaux. Si nous contenions le montant de l’émission de titres du Trésor, les pressions sur les marchés de capitaux privés se relâcheraient. »

Nos amis Allemands ont basé leur économie sur une idée de stabilité et  de liberté (l'idée de rigueur étant partiellement fausse: article du Temps). Ces idées qui ont fait le succès de l'Allemagne rendent jaloux les autres pays qui aimeraient bien s'accaparer une partie des richesses produites par nos partenaires allemands. Les allemands se battent pour une certaine rigueur budgétaire car ils ne savent que trop bien ce que la crise des années 20 leur a coûté, une inflation galopante qui a semé le graines de l'arrivée d'Hitler au pouvoir. par la suite, la liberté des prix décrétée très rapidement par Ludwig Erhard alors ministre (et futur chancelier) fit tomber le taux d'inflation à un niveau inférieur à celui de la France d'après guerre. Plus tard un chancelier socialiste disait "les profits d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les investissements de demain les emplois d’après-demain". Combien de socialistes ou hommes de droite français oseraient lâcher une telle bombe aujourd'hui? Aucun certainement. Quand à ce que vous prenez comme de l'exploitation des richesses de ces partenaires par leurs exportations, c'est aussi un non-sens pour celui qui sait ce que cela a coûté au citoyens allemands. Après le choc pétrolier de 1973, les allemands ont pris les décisions qui s'imposaient: hausse de la productivité, baisse des coûts de production, baisse des aides publiques et donc du poids de l'État dans l'économie. Avec cette recette ils sont devenus les champions mondiaux des exportations et ce malgré le coût de la réunification de 1300 milliards d'euros, c'est-à-dire l'équivalent de la dette de notre État français. Qu'avons-nous fait pendant ce temps? Nous avons été laxistes, nous avons joué à la cigale (je vous soumets un de mes articles sur la Grèce à propos de La Cigale et La Fourmi: ici) durant les 30 dernières années: dépenses étatiques, hausse des cotisations sociales, hausse des impôts, hausse des taxes, baisse du temps de travail, etc...

Mais comment sortir du piège de la dette ? Puisque s'attaquer aux dépenses risque de faire resurgir le spectre de la déflation, les seules options restantes sont l'augmentation ciblée des recettes fiscales et la croissance nominale du PIB, en partie grâce à l'inflation. est inévitable. Des mesures obligeant les banques et assurances à prêter aux gouvernements à des taux réglementés doivent être envisagées, comme cela a été fait après-guerre dans de nombreux pays. La Banque centrale européenne doit suivre l'exemple de la Banque centrale américaine (Fed), et poursuivre la monétisation de la dette en la rachetant directement sur les marchés.

Pour avoir des recettes fiscales, il faut de la croissance et on ne peut pas dire qu'avec les politiques keynesiennes menées en France depuis 30 ans nous ayons eu des croissances annuelle faramineuses. Le retour de la croissance, Chirac en avait fait son fond de commerce durant toute sa carrière politiquesc'est amusant car elle n'est jamais revenu et pour cause... L'État bride son retour. Des mesures obligeant les banques à prêter à des taux réglementés? Le retour de bâton sera simple, les banques n'achèteront plus de ces dettes. Elles estimeront que le risque pris est trop grand par rapport aux gains éventuels et cela posera d'encore plus grands problèmes à ces mêmes états. Car c'est comme si les États souhaitaient obliger les particuliers à acheter de leur dette à un tarif fixe et taxable (bien entendu). Les banques étrangères non soumises à ce système ne prêteront plus et l'État français s'effondrera au bout de quelques semaines sous son propre poids.

La monétisation de la dette, comment pouvez-vous prôner cette solution? C'est ouvrir la boîte de Pandore, cela veut dire inflation galopante qui viendra s'ajouter à la chute de l'Euro (voulue). Les États se sentiront capables de tout en toute liberté car de toute façon leurs dettes seront payées par la planche à billet. Nos dirigeants viennent de mettre 750 milliards sur la table en guise de fond d'urgence sans réellement les dépenser et regardez l'effet que cela a sur l'Euro, ils l'ont sciemment dévalué! Rajouter votre initiative par dessus et ce sera la catastrophe, l'Euro ne vaudra plus rien.
D'aucuns qualifieront ces politiques de défaut déguisé. Ils n'ont pas forcément tort. Mais cela ne fera que contrebalancer l'accumulation des richesses qui s'est effectuée depuis plusieurs décennies en faveur du capital et des plus hauts revenus. Cela favorisera une plus grande cohésion au sein de nos sociétés, et c'est le seul moyen de sortir les économies occidentales de l'ornière de la dette.
taxer les hauts revenus car ils ont mieux fait que les autres? Quelle utopie que voilà cher professeur. Le nombre d'imposables à l'ISF s'est amoindri, il y en a un peu plus de 6500 de moins que l'année dernière, ils partent là où le prés est plus vert, c'est à dire un peu partout sauf en France, c'est enfer fiscal au système social que le monde entier nous envie sans pour autant jamais le copier. Le bouclier fiscal n'a fait revenir personne, même pas Johnny, car il n'est pas inscrit dans la constitution et les partis de gauche se sont fait un point d'honneur à le supprimer. Cette instabilité fiscale n'incite pas à l'investissement, ces prélèvements bien trop élevés ne font que freiner la croissance.

En guise de conclusion cher professeur, comme vous l'avez compris je suis en total désaccord avec les actions que vous prônez et il me tenait à cœur d'écrire un billet pour exprimer cet opinion. Cependant, vos idées sont les vôtres et ont le mérite d'exister, comme le disait Voltaire "Je ne suis pas d'accord avec vos idées mais je suis à mourir pour que vous puissiez les exprimer". Cette phrase vous semblera certainement forte, pourtant je la pense sincèrement, la tolérance fait partie des fondements de la doctrine libérale et donc de ma philosophie de vie. J'espère avoir une réaction de votre part concernant cette réponse que j'espère vous aurez trouvée instructive à défaut d'en partager les opinions.


Je souhaiterais terminer ce billet avec une citation de William Shakespeare:
"Pauvres gens ceux qui n’ont pas de patience ! Quelle blessure s’est jamais guérie autrement que par degrés ?"

lundi 31 mai 2010

Welcome to the jungle n°27



Aujourd'hui une vidéo, en anglais, qui explique certaines dérives de l'état américain que l'on peut aussi retrouver, pour certaines, en Europe. Il faut bien comprendre que si vous vous ne vous couvrez pas et si les choses tournent mal d'un point de vue économique et géopolitique, je vous souhaite bon courage...
Or et argent ne sont pas des investissements mais des polices d'assurance quand tout va mal. L'immobilier varie avec le temps mais pas les métaux précieux. Dans cette vidéo vous pourrez voir Mr. Faber dont Olivier Crottaz dans son excellent blog parle fréquemment et Mr. Ron Paul, un républicain un peu en dehors du système neo conservateur qui gangrène ce parti.

Dans le documentaire, ils parlent du prix d'un costume en once d'or, j'avais encore mieux! Le prix d'une vache en Egypte antique vaut le même prix aujourd'hui en or! Cela m'avait paru incroyable à l'époque et j'avais vérifié et c'était le cas. Les monnaies d'aujourd'hui ne sont adossées à rien, elles ne sont que du papier et elle retourneront au prix du papier, rien de plus. En revanche, les métaux précieux, de par leur histoire constituent bel et bien la police d'assurance la plus fiable au monde depuis quelques millénaires.

mercredi 26 mai 2010

Welcome to the jungle n°26

Les marchés sont devenus fous, il semblerait que pour les intervenants un jour c'est bien, un jour c'est mal, en gros c'est le yoyo!
Il suffit de regarder un peu le tracé du cac40 pour comprendre. Le tracé devient chaotique, la tendance est à la baisse mais il y a de nombreux gaps tant à la hausse qu'à la baisse. Cela montre deux choses, la première c'est que le nombre d'informations importantes est grand pour avoir des mouvements d'une tel amplitude, le second c'est qu'il y a de nombreuses indécisions.

                                                            (source: boursorama)
Le graphique est journalier.La MACD montre clairement une tendance baissière, nous sommes proches de la ligne de 30 (survendu) en ce qui concerne le RSI et les Stos sont toutes proches de se croiser à la hausse. Pendant ce temps est éloquent. Regardez les amplitudes de beaucoup de journées, ils n'est pas rare d'avoir des plus bas ou des plus haut bien différents des ouvertures et fermetures. Le marché sait qu'il doit aller vers le bas mais la question est "de combien?"

Le graphique hebdomadaire montre tout autre chose: une baisse qui va se poursuivre
                                                           (source: boursorama)
On tatonne comme le montrent les trois derniers chandeliers, les écarts entre les plus haut, les plus bas et les ouvertures et clôtures est important. Ce qui est intéressant c'est que le RSI n'a pas atteint le point de survente (<30) et la MACD est bien séparée et n'est pas prête de se recroiser. Seule la Stochastique pourrait émettre une petite lueur d'espoir mais c'est un indicateur rapide qui fluctue rapidement et indique des tendance courtes. Si cet indicateur voit ses deux lignes se croiser, alors il y aura peut-être une petite hausse suivie, à mon avis, d'une baisse.

Vous l'aurez compris, les marchés sont en baisse et sont partis pour le rester. Il est vrai que sur un graphique cela est un peu tiré par les cheveux par les temps qui courent mais il y a un autre argument pour venir étayer mon hypothèse. L'euro s'effondre et les pays en voie de défaut les fameux PVD commencent à venir frapper à la porte de l'Europe et du FMI: Espagne notamment. L'Italie prend des mesurettes qui vont sauver quelques milliards mais ne règleront rien au problème. Autre problème l'Italie n'est pas incluse dans le plan européen de sauvetage, si par d'aventure elle venait à quémander des deniers, nul doute que les européens seraient dans une panade des plus compliquées à régler.

Pendant ce temps, en France, joyeux pays du citoyen festif, on parle retraites. Il est vrai que la retraite et tout le social en général est un point sensible. D'ailleurs les syndicats ne s'y trompent pas et appèlent à la grève générale (un peu comme d'habitude) afin que rien ne change et que l'on continue à suivre la route toute tracée  du délire des fonctionnaires français: toujours plus de moyens avec toujours plus de taxes. Il y a également une autre chose qui est choquante, le parti socialiste et Madame Aubry (la tartine lilloise) nous ont pondu (terme employé de façon raisonnée) un texte au sein duquel il serait bon de taxer les riches.


D'ailleurs la notion de riche est assez différente entre les élus de l'assemblée: "je ne sais pas", "à partir de 8000 ou 10000 euros" et la boulette du jour d'Hervé Mariton: "je suis député, je gagne 5000 euros par mois, je ne me considère pas comme riche, c'est le salaire d'un cadre moyen". Cette petite phrase dite sans penser (et c'est important car elle démontre le naturel de la chose) prouve que nos politiques sont complètement à côté de la plaque. Un cadre moyen qui gagne 5000 euros nets par mois c'est un super cadre moyen français. Donc le riche, que notre ami Hollande n'aime pas (et donc ne s'aime pas lui.même), vont être encore taxés sir la gauche est au pouvoir. Ceci dit, il ne reste plus beaucoup de riches en France grâce au nivellement par le bas expérimenté depuis quelques décennies par nos dirigeants.

Un magnifique exemple de nivellement par le bas, récemment notre ministre de l'écologie, Monsieur Borloo, annonçait fièrement que le parc automobile français était le moins polluant du monde grâce aux bonus-malus écologique. Etant donné que bon nombre de personnes en ont marre de taxer, elles ont pris des petites voitures au lieu de voiture plus grande et consommant davantage. Le problème, c'est que ces petites voitures sont à utiliser principalement en ville, en dehors elles sont moins sécurisantes. Allez faire deux heures d'autoroute avec une SMART, vous comprendrez... Bref on nivelle par le bas, il faut que tout le monde roule dans des petites voiture qu'il le veuille ou non.

Le projet des retraites c'est pareil, sauf pour la SNCF bien sûr puisque il est déjà acquis que le projet ne touchera pas nos amis les feignasses/spécialistes en théologie de la grève/les emmerdeurs (cochez les notions inutiles si besoin) de la SNCF. Il ne faudrait surtout pas que nos amis fonctionnaires et autres types de postes étatiques viennent à avoir des retraites alignées sur le privé. merci à h16 d'avoir trouvé la news. 

Donc comme vous le voyez, les retraites vont coûter très cher et ce seront les riches et les employés du privé qui vont payer. Le fonctionnaire et l'élu ne sauraient se rabaisser à cela. Dans beaucoup d'autres pays on gèle les salaires des fonctionnaires, ce qui est normal il ont déjà l'avantage d'être impossibles à licencier mais en France, non, les fonctionnaires sont bien traités tels des bœufs de Kobe que l'on se doit de traiter avec amour afin que leur velléités de faire la grève et donc de bloquer le pays pendant des semaines soit au plus bas. Il ne serait pas bon pour les élections de 2012 de créer une paralysie totale du pays alors pour cela on va taxer ceux qui ne peuvent pas faire la grève (sinon eux se font virer) et ceux qui gagnent correctement leur vie trop.

Il est évident que ceci ne règlera rien au problème, que ce soit l'allongement du temps de travail, la taxation des riches, rien de ceci ne règlera le problème. Les caisses de retraites seront dans le rouge et atteindront des déficits abyssaux dans quelques années. La solution serait de passer progressivement vers un système par capitalisation mais personne n'ose prononcer ce mot. Les français sont résolus à devoir travailler plus pour avoir une pension de retraite équivalente à celle d'aujourd'hui, autrement dit: faible. J'écoutais un micro-trottoir et tous les gens étaient d'accord sur le fait qu'il fallait travailler plus pour toucher sa retraite, pas UN SEUL n'a pensé qu'il serait peut-être mieux de faire soi-même sa retraite, pas un seul, les esprits sont à ce points englués dans le collectivisme français que peu de personnes y pense.

La France, de par ses choix va lentement et surement glisser vers davantage de pauvreté et de précarité, les citoyens aveuglés par les politiques surfant sur les vagues des dépenses et trop habitués à toujours en demander plus se tourneront toujours vers l'état providence mais un jour arrivera où la vanne se fermera car plus personne ne voudra prêter à ce pays surendetté. Lorsque ce jour arrivera, il y a fort à parier que beaucoup de choses changeront et pas par des échanges de bisous.

samedi 22 mai 2010

Welcome to the jungle n°25

Bonjour à tous,après une semaine folle autant pour les marchés que pour moi, je reviens avec une question toute bête: "les déficits, qui est responsable?". Cette question c'est Guy Sorman qui la pose et y répond ici.

Depuis 30 ans le budget voté par le parlement est entaché de dettes. On peut concevoir que les gouvernements aient, dans un premier temps, voulu moderniser les infrastructures publiques ou investir dans des secteurs bien particuliers, pour investir la dette n'est pas entièrement mauvaise. Rapidement les déficits se sont accumulés. Ces dettes ne devaient plus servir à investir mais servaient à maintenir le système social. Aujourd'hui, il est clair que notre système social coûte bien trop cher et est très souvent complètement inefficace. A ce rythme, le déficit de la France pourrait atteindre 100% du PIB dans quelques années. Comme le dit Guy Sorman, 52% de la richesse produite en France est prise par l'état, qui paye ses fonctionnaires, contractuels, entreprises, élus, etc... et redistribue une partie cet argent à des personnes bénéficiaires d'aides sociales, aides en tous genres, associations, etc... L'Etat redistribue vers ce qui lui semble être bon en prenant à tout le monde. Mais ce qui est incroyable c'est que tout cet argent ne suffit pas! le PIB Français c'est un peu plus de 2100 milliards d'euros et l'état en prend plus de 1050 milliards chaque année et malgré ce montant il a besoin d'emprunter plus de 100 milliards cette année, c'est à dire qu'il s'endette à hauteur de 10% de ce qu'il a pris. Il faut savoir que le jour de libéralisation fiscale est aux alentours du 14 juillet, c'est à dire que plus de la moitié de l'année vous travaillez pour l'état et cela ne lui suffit pas. Cette dette que nous avons accumulé au fur et à mesure dans des proportions devenues à peine croyable coûte chaque année l'équivalent de la totalité de l'impôt sur le revenu, en gros lorsque vous signez le chèque chaque année, vous payez les intérêts de la dette française et c'est tout. 
Bien entendu les gouvernements vous disent que votre argent sert à payer les écoles, les fonctionnaires, les services publics (je n'arrive toujours pas comprendre pourquoi les français les aiment tant) mais au final votre impôt sur le revenu paye les intérêts d'une dette... 

Mais alors, qui est responsable? A mon sens tout le monde, je m'explique. Pendant que les allemands refusent une baisse d'impôts proposée par Madame Merkel car l'Allemagne ne veut pas s'endetter davantage, nos merveilleux fonctionnaires demandent toujours plus de moyens, tout n'est qu'une question d'argents, de moyens et après ils viennent nous dire qu'ils sont de gauche, socialistes voire communistes... enfin bon, passons... A chaque élection depuis trente ans nous assistons à des surenchères en matière sociale: 35 heures, SMIC, nouvelles aides ainsi que tout un tas de choses qui n'ont servi à rien. Prenons l'éducation nationale, c'est le premier poste de dépense de l'état et le niveau de nos têtes blondes n'a cessé de chuter depuis des années. Ce ministère est gangréné par des idéaux, de gauche, mais des idéaux, quels qu'ils soient n'ont RIEN à faire dans l'éducation de nos enfants. Il suffit de voir ceci pour comprendre, les valeurs de la république française ont été changé sur un ouvrage qui se veut d'éducation civique. A l'intérieur tout est orienté à gauche, aucune mention de liberté mais plutôt de solidarité, de vivre ensemble, de festivité, bref le cocktail habituel. Ce qui me choque c'est que cela est fait avec les impôts des français, l'éducation nationale est devenu un paquebot que plus aucun politique ne peut réformer et même diriger, tout est est fait, décidé par les syndicalistes (marxistes, oui certains ont encore le buste de Lénine dans leur bureau!!).

Mais comment avons-nous pu en arriver là? Les politiques, pour se faire élire ont promis toujours plus d'aides, d'argent à certaines catégories de la population afin de les attirer dans les urnes. La surenchère sociale a poussé les politiques à proposer toujours plus que leurs concurrents, les français ont toujours voté pour ceux qui surfaient le plus sur la vague. Mitterrand, Chirac (une fois par coup de bol), Sarkozy se sont tous fait élire parce qu'ils proposaient des programmes qui promettaient toujours plus qu'auparavant, des changements de société, des jours meilleurs et tout cela bien sûr avec un retour hypothétique de la croissance.

Les français sont tous coupables, ont leur a promis de tout pour qu'ils se déresponsabilisent: 
- votre retraite, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. On voit ce qu'il en est aujourd'hui, il faut travailler plus longtemps, cotiser plus pour espérer garder la même pension.
- votre assurance maladie, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. La branche maladie atteint un déficit colossal.
- votre justice, ne vous inquiétez pas nous nous en occupons. C'est une des tâches régalienne de l'état et pourtant c'est le parent pauvre de ce même état. Il est vrai qu'une justice avec peu de moyens est lente, ce qui arrange beaucoup d'élus mais passons.
- votre sécurité, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. la police n'a plus droit de mettre un pied dans certaines banlieues sinon c'est caillassage garantie et parfois coups de feus... L'armée française je n'ai rien à dire dessus, je ne connais pas ce sujet.
- votre argent, ne vous inquiétez pas, nous le gérons. Alors là chapeau! Ils ont jeté l'argent par les fenêtres depuis des décennie, à tel point que même le bien lisse Jean-Pierre Pernaut en parlait dans combien ça coûte!
- votre avenir, ne vous inquiétez pas, nous nous en occupons. Il est vrai que les politiques n'ont pas leur ambition basée sur des mandats de quelques années avec la ferme intention de se faire réélire. Finalement après eux, le déluge, pourvu que ça tienne pendant qu'ils s'éclatent au pouvoir.
- L'instruction de vos enfants, ne vous inquiétez pas nous nous en occupons. Oui, ils s'en occupent tellement bien, que le niveau de nos enfants est nul comparé à beaucoup de pays qui dépensent moins que nous. Après tout cela doit être une question de moyens.

La liste pourraient encore s'allonger mais ici n'est pas le propos, je tenais à vous démontrer que petit à petit l'état et ses disciples ont pris le contrôle de plusieurs parties de vos vies. Vous n'êtes plus responsables et c'est bien pour cela que les français en demandent toujours plus, il est bon de ne pas avoir à se soucier du futur et de laisser cela aux politiques. De l'autre côté, les politiques ont vu cela arriver avec grande joie. En effet, ils se proposaient de toujours s'occuper de vos vies avec une motivation toujours plus grande. Leur pouvoir sur vos vies ne cessait de grandir. Si vous pensiez que les politiques étaient des personnages capables d'avoir des ambitions pour leurs pays, vous vous trompez, c'est avant tout leur propres ambitions qu'ils cherchent à assouvir, accéder au pouvoir est toujours grisant.

Vous avez accepté que l'on vous dépossède de certaines de vos libertés car elles étaient difficiles à gérer, les responsabilités qui en découlaient n'étaient pas toujours simples à assumer, les français ont préféré que l'état et donc la communauté s'en charge. Vous avez laissé le soin à d'autres de gérer une partie de vos vies en leur faisant confiance mais vous avez fait confiance à des personnes avides de pouvoir et dont la phrase favorite a toujours été "après moi le déluge". Mais il semblerait que les choses vont changer car toutes promesses électorales qui ont mené vers toujours d'impôts vers ceux qui créent des richesses et toutes ces créances accumulées avec le temps semblent revenir à la tête de l'état comme un boomerang. Ces dernières semaines les français ont commencé (pour une partie d'entre eux seulement et malheureusement) qu'une dette se paie et que lorsqu'on ne l'honore pas cela a des répercutions. Oui pour financer toutes ces promesses et par de là même s'occuper de vous (avec votre consentement) il a fallu que l'état français et donc vous, s'endette énormément. Ce qui risque de vous surprendre c'est que toutes ces responsabilités que vous avez transféré à l'état vont revenir sur vos épaules car ce sera à vous de payer l'addition. Vous pensez bien que ceux que vous avez élus pour s'occuper de vos vies ne seront jamais responsables de leurs erreurs de gestion ou responsable de leurs propres irresponsabilités. C'est aussi là qu'ils sont coupables, dans des fins électorales ils ont toujours fait preuve de démagogie et d'irresponsabilité lorsque vous les preniez pour des personnes intelligentes et responsables. Ils ont joué avec vous et ils ont gagné, beaucoup gagné sur votre dos mais au final vous paierez: augmentations d'impôts, inflation, etc... ils feront tout pour que le système perdure toujours un peu plus jusqu'à la prochaine échéance électorale, vous n'aurez toujours pas le choix entre une gauche promettant de toujours taxer plus les riches (le billet d'h16 est très instructif à ce sujet) et une droite qui continuera à créer toujours plus de taxes infinitésimales, à restreindre vos libertés (HADOPI). 

Devant ce spectacle, vous resterez de marbre et encore et toujours vous voterez pour celui qui vous fera les plus belles promesses celui qui vous promettra de changer vos vies, de construire une nouvelle société de bonheur. Une société prospère avec toujours moins de travail, de responsabilité, une société festive. Ce genre de sociétés collectivistes n'ont pas réussi, elles mènent toujours à la pauvreté pendant que ceux qui s'occupaient des autres festoyaient coûteusement aux frais des autres. Il est toujours plus simple de dépenser un argent qui n'est pas le votre. Les milliards promis par la France dans les 750 milliards promis de l'autre jour, ne vous choquent pas, ils ont même tendance à vous rendre heureux car vous pensez que cela sauvera votre société, vos aides, votre retraite, votre vie, évidemment vous avez tout faux car au final vous paierez cette addition et cela les allemands l'ont bien compris, eux.

Oui, vous êtes responsables de ce qui arrive, vous êtes responsables d'avoir toujours accepté que d'autres vous dépossèdent de votre liberté. La liberté est un bien cher car elle implique la responsabilité, elle implique que vous vous preniez en main afin de diriger vos vies le mieux possible, s'assurer contre les risques de la vie en essayant de  faire de son mieux. Il est bien plus grisant d'en faire moins et de profiter du labeur des autres via des aides, des allocations. je peux déjà affirmer que vous élirez de nouveau un candidat du PS ou de l'UMP aux prochaines présidentielles. Ils vous promettrons des lendemains qui chantent et vous y croirez comme vous y avez toujours cru et comme toujours les choses seront toujours différentes et pires qu'auparavant.

Nous sommes nombreux à vous dire ce genre de choses, nous sommes sorti de ce monde des merveilles et nous avons pris conscience de ces faits et de bien d'autres, la réalité, surtout lorsqu'ils ne sont pas joyeux sont difficiles à regarder en face et à force de détourner vos regards de ces faits (bien têtus) vous verrez leurs retombées vous revenir et changer vos vies vers le pire. La France est de toute façon foutue, rien ne pourra la sauver à moyen ou long terme, j'en viens même à demander une élection de Martine Aubry à la présidence pour accélérer les choses. 

En 1789, un rêve de liberté soufflait sur la France, des hommes et des femmes s'étaient battus pour l'obtenir. Nous avons oublié que dans la devise de la France il y a le mot liberté, malheureusement la société français a suivi le chemin de la facilité en changeant l'égalité en droit en égalitarisme, la fraternité en solidarité forcée. Pourtant pour nous tous la liberté reste un bienfait, une belle idée, une de ces choses pour laquelle beaucoup se sont battus et pourtant vous n'avez jamais hésité à vous en faire voler une partie par d'autres par le biais de joutes politiques. Bastiat disait ceci: « Il y a trop de grands hommes dans le monde ; il y a trop de législateurs, organisateurs, instituteurs de sociétés, conducteurs de peuples, pères des nations, etc. Trop de gens se placent au-dessus de l'humanité pour la régenter, trop de gens font métier de s'occuper d'elle. », cette phrase ne vous semble-t-elle pas bien adaptée à la France d'aujourd'hui? 

D'un autre côté Mussolini disait "Il existe des libertés, la liberté n'a jamais existé". Partant de ce principe, il les a reprise une à une... La suite vous la connaissez.

La liberté est un bien précieux qui vous appartient, elle est indivisible de vos vies de vos pensées, lorsqu'on vous la retire vous perdez une partie de vous et vous laissez le soin à d'autres de vous imposer leurs règles.